‹ La colonisation scientifique et les colonies françaisesChapitre 64 sur 122 · MALADIES · texte numérisé non relu

MALADIES

ue de vitalité dans une population; enfin on observe décès sur 1 000 vivants et seulement 33,3 naissances. ïnérsA Faidherbe avait également constaté, que les décès sortaient sur les naissances et que la population ne se tient que par un apport continu de Tintérieur.

10. Maladies du Sénégal, — En dehors de notre voie, en dehors de Talcool, en dehors du climat, il faut coner la phtisie, qui cause le 1/6 des décès et qui est fré- :e chez le nègre; la variole; le choléra, qui, en 1863, a ! 500 noirs à Saint-Louis ; la maladie du sommeil dont léjà parlé; le béribéri peut-être, au moins, d*après le Ley; la syphilis; l'éléphantiasis ; la lèpre; enfin le >chebrunc a signalé la fréquence des avortements volon- (, pratiqués par les marabouts et des avortements moins taires, qui succèdent à la danse immodérée, sans compter ce qu'elle entraine, à laquelle se livrent les négresses les fêtes qui reviennent au moindre prétexte, lis en tête des maladies du Sénégal il faut placer Ti/zipanne. Sur 100 malades le nombre de ceux qui en sont its est, à Saint-Louis, de 33; dans le bas Sénégal de 48; le haut Sénégal de 72 ; à Gorée de 61 ; dans le bas de la de ST. Le chifl*rc de Timpaludisme varie, en somme, )e la température moyenne; il augmente, à mesure qu'on pproche de 1 equateuret, en même temps, à mesure qu*on nce dans les terres dont Téloignement de la mer n*est pas, négal, compensé par Taltitude. Le paludisme est surtout se au sud du cap Vert ; la clef de la pathologie est donc ins l'étude des fièvres intermittentes, dues au peu de du pays, à la stagnation des eaux, à Tabondante humiau mélange de l'eau de mer et de Teau douce. Dans Timisme avancé les phénomènes bilieux dominent; on voit ement survenir la cachexie avec anémie profonde, décoion et tendance, au sujet de la moindre égratignure, à re phagédénique des pays chauds.

278 SENEGAL.

Souvent, sous Taction de certains yents, apparaissent àti accès bilieux avec urine noire, couleur de yin de Malaga c'est la fièvre bilieuse mélanurique.

La di/senterie et Vhépatite sont plus fréquentes, ains. que le rhumatisme articulaire aigu au-dessus du cap Ver:, en raison des variations brusques dans la température et dans rétat hygrométrique.

Vinsolatio7i est fréquente chez les Européens, notammeD; sur les soldats en marche. Le choléra est fréquent. Je citerai encore le filaire de Médine ou ver de Guinée, la mottche du Cayor qui dépose ses larves dans le tissu cellulaire souscutané; la gale^ le ramigiiey ou gale d'éléphant; la larre de la mouche ochromya anthropophaga.

hdifièvy^e jaune est toujours importée de la côte de Siem- Leone, où elle est endémique. Les principales épidémies ooi eu lieu en 1830, 1837, 1859, 1866, 1878, 1881. Le nombre des Européens atteints a été, en moyenne, do 80 •/•» celui de5 Européens morts de 46 Vo.

Hygiène, — Croisements, — Politique ethnique. — Culture et acelimatation, — Le haut Niger, — Chemins de fer du SénégeU,.

I. Hygiène. § 1. Choix des soldats^ fonctionnairet et colons, — Etant données les difficultés considérables que présente Tacclimatement, il importe, si nous voulons tenter l^acclimatation d*un petit nombre de blancs ou tout au moins diminuer le plus i)ossible nos pertes, de n'envoyer comme soldats, fonctionnaires ou colons, que des hommes dans les meilleures conditions possibles.

Jadis c'étaient les mauvais soldats, qu'on envoyait en disgrâce au Sénégal ; outre que cela avait le tort de jeter uo injuste discrédit sur la colonisation en général, Texpérience i

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