i -larn ' u:. :r
. i-'ni.--'- *-'. ••.:."• :.i:ir.».'iit at'iini ■:.■/ ^
guerre est perpétuelle et elle a pour but le rapt des femmes, des jeunes hommes et des enfants. Le jour où nous serons les maîtres dans ces régions, nous ferons cesser ce trafic.
VI. Culture et acclimatation. — Aux plantes que je viens de nommer on peut ajouter, parmi les plantes à cultiver ou à acclimater, la graine du ctccurmis melo, qui donne, comme Tarachide, une huile utile dans la saponification; le Sénégal en expédie chaque année plus de 30000 tonneaux; le citron et Tindigo, le sorgho, le gonatier {Acacia adansonii) et le cailcedra (Klaj/a seyiegalensis)^ qui servent aux constructions navales et fournissent un bon bois d*ébénisterie.
Il importerait surtout d*empècher au Sénégal la coutume introduite par les Peuls d'incendier les herbes sur pied, ce qui détruit de grandes surfaces en culture. On a recommandé naturellement les Eucalyptus^ le filao (Casuarnna indica), qui s'élève verticalement, garantit du soleil et forme un rideau précieux pour couper le vent des marais.
On pourrait cultiver le ricin rouge^ dont les graines donnent 52 «/o d'huile, qui, outre ses propriétés médicinales, peut être employée dans la savonnerie; elle peut en outre servir pour la fabrication de l'acide sébacique, qui ne fondant qu'à 4- 127o et étant d'une extrême blancheur peut être utilisé dans la fabrication des bougies.
Faut-il parler du sésame^ du baobab^ qui sert à faire des cordes et dont certaines parties sont comestibles? Le Sénégal se prêterait en outre à merveille à la culture du café de Libéria.
On pourrait enfin acclimater au Sénégal Yembrevade (Cajan?(s indiens), légumineuse originaire de l'Inde orientale et cultivée au Brésil, aux Antilles, à Madagascar, dans TAmérique tropicale. Elle a été introduite i Maurice et en Kgypte; elle se plaît dans les terrains sablonneux ; ses graines constituent un aliment : on les mange sèches ou vertes, comme les petits pois écossés; elles ont un go&t plus fin que celui
la An, miis le prindpal usage ccnsiste i 1m fUre enira ■ I'mil et i lea amiionoer k l'huile et an Tinaigre. L'emrade «t riche tu matières aiotées, grasses, am/lacées et leis miaéraaz, qui en foot un aliment complet, appelé à Ire de grands serriceB aux popnlations pauvres des pays ids; cette plante n'exigeant aucan soin et produisant des nés en abondance pendant les trois quarts de l'année, et pendant six ou sept ans consécutifs, sans autres frais que "osage et la récolte, est à la portée des populations, qui [tant sous un soleil tropical, ot l'on ne peut avoir que plantes alimentaires d'une culture facile et n'exigeant r ainsi dire aucun entretien.
e Cayor possède, dit^on, naoerà soie que le D' Bourse gnalé et que les indigènes apprendraient Tolontiers i er.
II. Écoles. — De» écoles! Voilà un grand mojen de Disation. Si nous voulons empêcher les indigènes d'être >rbés par cctt« religion envahissante qui a nom l'islane et les sortir du culte de leurs fétiches, que ce ne soit pour leur substituer d'autres doctrines non moins intoutes et d'autre» fétiches aussi absurdes. Les Fonlahs tipUeiit chez eux les écoles et cherchent A y attirer les nts des chefs; imitons-les. Si nous voulons noiflar ces itations, répandons l'instruction chez les noirs Yidoflb et out Mandingues ou Sarracolets. Un n^re causant an joar : le D' Quintiti lui donna la mesure de l'importanea, ^*U pour nous à instruire les noirs : i toutes le D' QaintJD lui donnait, son interlocutei (ton sceptique: «Possible! Mais tucsbiani I Mais alors, reprit le docteur, il sera tou rouB instruire! > — « Impossible, non, aurait un moyen : co serait que les noirs France et vinssent plus tard nous instn lient appris chez vous. » Ce nègre donik
guerre est perpétuelle et elle a pour but le rapt des femmes, des jeunes hommes et des enfants. Le jour où nous serons les maîtres dans ces régions, nous ferons cesser ce trafic.
VI. Culture et acclimatation. — Aux plantes que je viens de nommer on peut ajouter, parmi les plantes à cultiver ou à acclimater, la graine du cuctirmis melo^ qui donne, comme Tarachide, une huile utile dans la saponification; le Sénégal en expédie chaque année plus de 30000 tonneaux; le citron et Tindigo, le sorgho, le gonatier {Acacia adansonii) et le cailcedra (Klai/a senegalensis)^ qui servent aux constructions navales et fournissent un bon bois d*ébénisterie.
Il importerait surtout d'empêcher au Sénégal la coutume introduite par les Peuls d'incendier les herbes sur pied, ce qui détruit de grandes surfaces en culture. On a recommandé naturellement les Eucalyptus^ le filao (Casiiartna indica), qui s'élève verticalement, garantit du soleil et forme un rideau précieux pour couper le vent des marais.
On pourrait cultiver le ricin rouge, dont les graines donnent 52 ""/o d'huile, qui, outre ses propriétés médicinales, peut être employée dans la savonnerie ; elle peut en outre servir pour la fabrication de l'acide sébacique, qui ne fondant qu'à 4- 127o et étant d'une extrême blancheur peut être utilisé dans la fabrication des bougies.
Faut-il parler du sésame^ du baobab, qui sert à faire des cordes et dont certaines parties sont comestibles? Le Sénégal se prêterait en outre à merveille à la culture du café de Libéria.
On pourrait enfin acclimater au Sénégal Vembreo€ide {Cnjanns indiens), légumineuse originaire de Tlnde orientale et cultivée au Brésil, aux Antilles, à Madagascar, dans l'Amérique tropicale. Elle a été introduite i Maurice et en Kgypte; elle se plaît dans les terrains sablonneux ; ses graines constituent un aliment: on les mange sèches ou vertes, comme les petits pois écossés; elles ont un goût plus fin que celui
BCOLES. 295
de la fève, mais le principal usage consiste à les faire cuire dans Teau et à les assaisonner à Thuile et au vinaigre. L'embreyade est riche en matières azotées, grasses, amylacées et en seb minéraux, qui en font un aliment complet, appelé à rendre de grands services aux populations pauvres des pays chauds; cette plante n'exigeant aucun soin et produisant des graines en abondance pendant les trois quarts de l'année, et cela pendant six ou sept ans consécutifs, sans autres frais que l'arrosage et la récolte, est à la portée des populations, qui habitent sous un soleil tropical, où l'on ne peut avoir que (les plantes alimentaires d'une culture facile et n'exigeant pour ainsi dire aucun entretien.
Le Cayor possède, dit-on, un ver à soie que le D"^ Bourse a signalé et que les indigènes apprendraient volontiers à élever.
VII. EroLBs. — Des écoles! Voilà un grand moyen de colonisation. Si nous voulons empêcher les indigènes d'être absorbés par cette religion envahissante qui a nom l'islamisme et les sortir du culte de leurs fétiches, que ce ne soit pas pour leur substituer d'autres doctrines non moins intolérantes et d'autres fétiches aussi absurdes. Les Foulahs multiplient chez eux les écoles et cherchent à y attirer les onfants des chefs; imitons-les. Si nous voulons unifier ces populations, répandons Tinstruction chez les noirs Yoloffs et surtout Mandingues ou Sarracolets. Un nègre causant un jour avec le D<^ Quintin lui donna la mesure de l'importance, qu'il y a pour nous à instruire les noirs : à toutes les explications que le D** Quintin lui donnait, son interlocuteur noir répondait d'un ton sceptique: «Possible! Mais tuesblancetjesuisnoir!» — < Mais alors, reprit le docteur, il sera toujours impossible d«* vous instruire! » — < Impossible, non, répond le noir. Il y aurait un moyen : ce serait que les noirs fussent instruits <Mi France et vinssent plus tard nous instruire de ce qu'ils auraient appris chez vous. » Ce nègre donnait, à mon avis,