COMPTOIRS DE LA COTE DE GUINEE
ce moment le promoteur d'un projet, qui consiste à form^ sur la côte d'Afrique un établissement œmmercial franrai avec siège social en France et agence générale à Fernando-PJ. On ne saurait trop encourager ces tentatives; l'initiative individuelle est une chose assez précieuse en France, je veoi dire assez rare, pour qu'on se garde bien de l'empêcher de 5c développer. La Société française de l'Afrique équatoriale, qu. a établi déjà plusieurs factoreries sur le Niger et sur le Bénoué, entretient déjà quatre vapeurs sur ces fleuves; U maison Verminck en possède autant.
Nous n'avons pas à chercher à faire ici une colonie de peuplement; mais notre commerce y peut être considérables notre influence y est déjà assez grande. Nous ne devons perdre de vue ni le cours du Niger, ni le cours du Bénoué; nous pouvons enfin nous enfoncer de plus en plus loin de la cote, ven les premiers contreforts des monts Kougs, où le climat est plus sain.
Nous pouvons, en attendant, compter sur les Krowmeim comme hommes de peine et sur les coolies et les Chinob comme cultivateurs.
Le principal article d'exportation est ici Yhuile de palme. qu on retire de l'amande du palmier-avoira {Elœis Cruifieensis) ou Dendé du Niger et du Volta. Cette huile, envow en France dans des po^whons^ sert à faire des bougies, des savons et entre dans la graisse des roues de wagons. L'huile la plus fine est employée dans la parfumerie. Au produit do palmier-avoira il convient d'ajouter Varachide^ le coion^ le cocotier, Y oranger^ le citronnier^ le fromager, le baobab. le café.