L'ASSOCIATION AFRICAINE
mt alors en chemio de fer jusqu'à Libreville, au Gabon, sur îéan.
)an8 le second plan, un chemin de fer se bornerait i relier lima à TOgowé et les marchandises auraient alors à desdre rOgowé jusqu*à la mer. Cette dernière voie de TÂlima e rOgowé serait plus longue que celle de Stanley : elle au- . 1 410 kilomètres; mais il n*y aurait que 120 kilomètres chemin de fer, système Decau ville, sur le plateau. Le prix Biit peu considérable, mais TOgowé a le tort d'être d'une igation difficile. On se demande, s'il ne serait pas préférable lopter hardiment le premier plan, qui consiste à relier le bon à TAlima et à négliger TOgowé. Ce serait moins cher ore que le plan Stanley.
^'autre clef du commerce de l'Afrique, clef que M. de izza conseille également de ne pas perdre de vue, c'est 'amo (Brazzaville) sur le Congo. Un chemin de fer établi 18 ces régions devrait, pense notre courageux voyageur, vre la vallée du Quillou et du Niari.
\ 8. Stations hospitalières du comité français de tsociation africaine. — Le comité français de l'assotion africaine, sous la présidence de M. de Lesseps, a uguré une méthode, qui est la véritable méthode de lacoloation moderne. Jusqu'ici on s^était préoccupé seulement de uver des sanatoria contre la malaria, des refuges, où la té pouvait se mettre à Tabri de la maladie, lieux sacrés rbygiène qu*on ne saurait trop chercher i multiplier dans pays tropicaux. Il s*agit cette fois de sanatoria d'un noulu genre, d*asiles contre la barbarie, véritables lieux sacrés, le voyageur, qui ne sera animé que de désirs pacifiques et
n aura d*autres mobiles que la science et la civilisation, a certain de trouver un asile contre la compétition jalouse
Européens aussi bien que contre l'hostilité craintive des igènes : ces stations doivent être à la fois scientifiques hospitalières.
Scientifiques^ elles poursuivront la reconnaissance hydrographique des fleuves; elles étudieront le pajs environnant au point de vue de la géographie, des produits naturels h sol et des cultures qui pourraient y être faites, des conditioos de l'exploitation commerciale de la contrée. Hospitalièret et organisées dans ce but militairement, sur le modèle des postes sénégalais, elles prêteront un appui constant et désintéressé aux voyageurs, aux commerçants, à tous ceux, qui ayant un but scientifique, civilisateur ou commercial, viendront dans cette partie de l'Afrique ; elles habitueront te peuples de ces régions à la vue et au contact des Européens; elles leur feront connaître la France, dont le pavillon flottera sur la station.
Trois de ces stations sont déjà organisées : ce sont Franceville près de TOgowé, la station du haut Alima et Brazzaville sur le Congo. Dans ces asiles non seulement les civilisés trouveront à se mettre à l'abri des moins civilisés, mais les esclaves trouveront, sous la sauvegarde de la liberté humaine, à se soustraire à leurs maîtres et à leurs avides trafiquants.
§ 9. Commerce. — A tous les avantages, que la science retirera des voyages de M. de Brazza, il faut joindre ceux que le commerce ne tardera pas à apprécier : sur ce sol d'une fertilité exubérante on dédaigne aujourd'hui la noix de palme, l'arachide, les essences les plus précieuses, bois rouge, ébène, etc. ; le commerce de l'ivoire et du caoutchouc rapporte près de 1 000 pour 100 et toute la contrée n'est que forêts de caoutchouc ! Qu'on ajoute à cette liste : le bambou, le bananier, le manioc, la patate, la canne à sucre, l'ananas, le papayer, le chanvre indien, le tabac, la cire, la gomme, le coton en échange des fusils, des pagnes en guinée et malheureusement de Teau-de-vie de traite {Alougou)^ car à chaque nouvel arrivage l'ivresse est générale dans toutes les factoreries, même à la cour du roi Soleil, jusqu'à ce que la provision soit épuisée. Mais tout cela n'est rien à côté de ce que nous
rétcrve TaTenir, alors qae les 40 millions d'habitants, qui Tirent le long do cours inunense du Congo, seront mis en communication commerciale et pacifique avec TEurope, non par le cours inférieur du Congo fermé par la nature i la narigation mais par TAlima, par TOgowé et par les voies ferrées, que la civilisation aura établies entre TAlima et TOgowé d'une part, entre TAlimaetle Gabon de l'autre, enfin entre le Congo (Brazzaville) et le plateau de l'Alima-Ogowé (France ville).