MAHÉ
I. Territoire. — La ville de Maihi fut prise en 1735 par Mahé de La Bourdonnais, qui lui donna le nom deMahé. Elle est située sur la côte de Malabar par 11« lat. N. i Tem- ))ouchure de la petite rivière de Maihi. Son territoire est d^une superficie de 5 909 hectares y compris quatre aidées, ([in en dépendent : Pandakel, Chambaro, Palour et Chalakara,
II. Climat. — Bâtie sur une colline au milieu d*arbres touffus, Mahé a de loin plutôt Taspect d'un parc que d'une
MAHB. 363
le sol est perméable, la propreté est entretenue par des i de corbeaux, qui font Toffice de balayeurs et se char- )énéYolement du service de la voirie, saisons sont délimitées par le changement de mousson, ur donne sur cette côte de Malabar un caractère absot inverse de celui qu'elles présentent sur la côte opposée *omandel : d*avril à octobre, pendant Tété ou hivernage ) la mousson du sud-ouest ; elle vient de lécher les flots :éan Indien ; elle est donc chargée d'humidité. Il s'en ae Tété est pluvieux, tandis que le même vent arrivant lé sur la côte de Coromandel donne à Tété dans cette I un caractère marqué de sécheresse. Pendant l'hiver, bre à avril, souffle à Mahé la mousson du nord-est; lent de traverser l'Indoustan, en déposant sur la côte »romandel, sur les sommets des Ghattes toute l'eau, ?lle s'était chargée sur les flots du golfe de Bengale; r est donc sec à Mahé.
fruits sont nombreux, l'eau excellente; les maisons (aines, coquettement cachées au milieu des cocotiers, est salubre et agréable, excepté toutefois pendant ue où Ton fait sécher le poisson. La pèche et la prépai du poisson sont en efiet la principale industrie du pays; apporte chaque année 200000 francs à la caste des irs {Macouas)^ qui expédient leur marchandise aux Klives, à Zanzibar et dans divers points de l'Afrique. )uillage de Mahé passe pour excellent.
Utmalef^ient. — De toutes ces conditions réunies il e, que Mahé est le seul point de l'Inde, ou l'Européen e jusqu'ici s'acclimater. D'après le D' Chanot, et autant statistique de la seule année 1808 donne une idée juste qu'elle serait pour une période plus longue, il y a eu laissances européennes pour 109 décès. La population lonc passer pour acclimatée. La réputation de salubrité Msède Mahé en a fait du reste une sorte de petit smui-
III. Population. — Ea dehors des Earopéens on troon à Mahe des castes nombreuses : les maplets commerçants. musulmans, ennemis jurés de l'Angleterre; les brahmanes ou prêtres; les vanniers qui préparent Thuile de coco; les chaliers ou tisserands; les tives, serviteurs qui viennent des Laquedives et à qui la légende donne une origine juive : ils ont un fort beau type; les caniziens ou devins; les tattans qui font le métier d'orfèvre; les azaris ou charpentiers; les coliinsoa serruriers; les vettouens, cordiers; les paraveos, maçons: les dovys qui sont blanchisseurs.