‹ La comédie à la courChapitre 75 sur 84 · LE BARBIER DE SE VILLE A TRIANON · texte numérisé non relu

LE BARBIER DE SE VILLE A TRIANON

lité qu'elle avait d'aller aux spectacles de Paris ; mais, à part cet avantage, ce séjour était fort peu agréable. Au bout d'un mois, le Roi, dégoûté de cette nouvelle résidence, pressait l'époque du voyage à Fontainebleau et exprimait en termes très crus le mécontentement que lui causait le voisinage de la capitale : « Je n'v ai encore vu, disait-il, que des croquants

et des c (i-). y II n'était d'ailleurs pas le seul à s'ennuver, et la Reine

avant dû organiser une fête pour rompre cette somnolence générale, quelque seigneur, sachant allier la franchise à la flatterie, affichait dans le parc un quatrain qui fut lu de tous et de tous approuvé :

L'ennui peint sur chaque visage Faisait bailler la cour, les spectateurs;

On voit fuir la gaîté volage Quand les respects remplissent tous les cœurs (2).

(t-2) Métra, Correspoii.iance secri'lc, i i, 17 août et 28 septembre 17S5.

Page 1