‹ La comédie à VeniseChapitre 95 sur 100 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

On entendra le son d'une marche entremêlé de tambourins,

Truffaldin entrera, son cimeterre sur Vépaule ; ses

eunuques le suivront. Derrière eux viendra une suite

d'esclaves, avec des tambourins, et en jouant. Ensuite

TURANDOT

viendront deux esclaves voilées, l'une richement et majestueusement vêtue à la tartare, qui sera Adelma, Vautre convenablement vêtue à la chinoise, qui sera Zelima. Celle-ci portera un petit plateau avec des feuillets cachetés. Truffaldin et les eunuques, pendant le défilé, se jetteront la face contre terre en passant devant Altoum, puis se relèveront. Les esclaves s'agenouilleront en portant la main au front. Turandot entrera voilée, richement vêtue à la chinoise, s'avançant l'air sévère et hautain. Les Docteurs et les ministres se prosterneront la face contre terre. Turandot portera une main à son front, et fera une inclinaison prof onde devant son père, puis gravira son trône, et s'assoira. Zelima se placera à côté d'elle, à sa gauche, Adelma à sa droite. Calaf, qui se sera agenouillé à l'apparition de Turandot, se dressera debout et restera en contemplation devant elle. Tous reviendront à leur place. Truffaldin, aprèsavoir exécuté quelques cérémonies facétieuses de sa façon, prendra le plateau de Zelima avec les feuillets cachetés, il les remettra aux Docteurs, et se retirera après d'autres cérémonies et révérences chinoises. Durant toutes ces solennités muettes, on jouera la marche. Au départ de Truffaldin, la grande salle du Divan restera dans le silence.

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