‹ La comédie au coin du feuChapitre 159 sur 200 · SCÈNE IV JEANNE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV JEANNE

JEANNE. =^ Pauvre femme! (Elle se regarde dans la glace.) Je ne suis pas belle ce soir. (Un garçon de théâtre lui remet deux lettres.)

Deux lettres ! Qui sait ? C'est peut-être la fortune qui entre en correspondance avec la misère . (Elle ouvre une lettre et ut. « Ma princessej vous n'avez pas voulu me recevoir, je suis <f pourtant la mère aux écus. Ce que c'est que de ne pas (( avoir d'eypérience ! Quand j'étais jeune, moi aussi je ferce mais ma porte aux muscadins. Vous n'en serez pas plus «( déchirée quand vous aurez sur le dos un manteau de (( renard bleu. » (Elle jette la lettre avec fureur.) J'en ai assez lu comme cela. Révoltez- vous, mon cœur, mais ne craignez rien, je suis prêt à mourir pour vous/ Voyons la deuxième lettre : « Ma chère ingénue, depuis que je vous ai vue, j'ai « perdu la tète, je cherche l'amour, vous cherchez la force tune; donnez ce que je n'ai pas et je vous donnerai ce « que vous n'avez pas. Le duc de Rivés » (Elle jette la lettre au feu.) Voilà des lettres qu'il ne faut pas brûler dans un brûle parfum .

LA VOIX DU CRiEUR. = C'cst le premier acte qui va commencer I

Deux comédiens se mettent sllencieusetttent à jouer aux échecs \ un habitué les regarde avec une grande attention.

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