r/cfit toujours le même elTet
produit par la même crt use. L'influence de la nuit est antipathique aux flis de In lumière , qui parfois 80 laissent aller au découragement, en la voyant épaissir ses voiles autour d'eux.
15. Dante paraît avoir adopté pour règle, in medio virtus , car il se fait recommander par l'Amour, dans sa Vie nouvelle , de placer au milieu de ses vers ce qu'il a besoin de faire comprendre sans se compromettre, (^oy. p-^40 des RévéL) Or, ce chant XVI 1 occupe le point central de son poème. Aussi va-t-il nous y donner, à sp. manière , l'explicatioftde l'anlagonisme des deux principes du mal et du bien, autrement dit des deux Amours, le bon et le mauvais.
LE PURGATOIRE
D'être resté sfëriie ici feit pénitence ;
Ici reprend la rame un bras iix>p paridsseux ^\
Mais pour que ton esprit comprenne encore mieux ,
A ma parole prête une onsille atttetive ,
Et notre halte ici pourra t'étre instructive.
Mon fils , dit-il , ne fut ni créateur jamais , Ni nul être créé sans amour^ tu le sais, Soit que Tengendre en lui son àme ou la nature *% Ma propositioa ne t'est donc pas obscure.
Fut l'anoMMir naturel toujours exempt d'erreur *\ Mais l'autre peut errer par l'objet qui Texcite ** ; Par excès il le peut t»icoie ou par tiédeur.
Tant qu'aux premiers des biens s'élève son ardeur, Et que pour les seconds il garde la limite 'S Il ne peut enfanter nui désir corrupteur.
Mais lorsque vers le mal son choix le précipite , Ou lorsque .vers le bien plus ou moins ardemment Qu'il ne devrait le faire il court , de ce moment , L'œuvre contre l'auteur à s'employer commence ".
16. A ce quatrième étage du Pur- ^toire^ ceHx qoi n'ont pas ^léployé tout le sèle et raetivité néceesaiies l^r le triomphe du bien^ éont ils avaient rafnovr au e4Btir, ont à exfier leur ioeoueiaiioe et leur ivresse.
n* Ce» mots eeiiis ne i^reator ne treaiura , ^ui iBipliqiient plusieurs €f^teurs , indiqyteiit Torlfine gnoslique manichéeiiiie ée cette théorie 4e8 éeux principes déguisés mm le nom d'amours. Virgile^ en diMint à 0tQ disciple tfi *l gai, donne assez à entendre qu'il le considère comme Initié à la doctrine qu'il entreprend de lui expliquer. L'amour naturel ou iBslinctif tend au bien de l'être qui réprouve; l'amour aniœal ou raitfofiné procède de rame et entraîne avec lui un choix , une préférence
déterminée par le libre arbitre, la volonté Men «n mal dirigée.
18. Attendu qa'il tend tonjoan à |a conservation du syjet; puis, par UB motif SHpériettr, c'est qo'H a sa raison d'être , «on principe dans la Nature, cette provrAence impériale, qui, loin de fortnrer «I ée tuer, tend Il la ooiiservatpsn «t an boaheiir 4e l'humanité*
19. En n'apportant ifoe peo 4c gèle à ta canse ée l'Empire (et «n se passionaant ponr la eayae 4e Rome.
2d. Si cet objet est mauvais , per malo obhietto ; parce que che* les êtres doués de raison le lilK^ arbitre intervient et fait un mauvais choix ; par exemple, en préférant la théocratie à la monarchie impériale.