Ce dont les ftontifes prennent peu' souci
Dont la durcie est courto et le terme procliain.
Et lui : —Je parlerai , non pas dans l'espoir vain D'en obtenir, là-bas, un secours salutaire ', Mais parce que t'accorde, avant ta fin sur terre, Si notable faveur la suprême bonté.
Je suis la souche, hélas! de Tarbre détesté Dont s'étend l'ombre au loin sur la terre chrétienne, Et fait si rarement qu'un bon fruit en provienne *; Mais si le pouvaient Bruge et Lille , Douai , Gand , . Bientôt s'en tirerait éclatante vengeance.
Fuissé-je l'obtenir du Juge omnipotent" !
J*eus nom Hugues-Capet ; c'.est de ma descendance Que sont nés les Philippe, ainsi que les Louis Qui, dans ces derniers temps, ont gouverné la France, Et je reçus le jour d'un boucher de Paris ".
8. Entendez : il n'est rien de bon h altendre de la France; ou bien, je ne compte guère sur rcfficaeité des prières.
9. Hugues-Capet, souche des rois de la troisième race, est ici mis en scène, comme le sera plus tard saint Pierre, pour tonner contre ses successeurs, à l'influence desquels Danlc attribuail les maux de la chrétienté, par suite du concours qu'ils n'avaient cessé de prêter à la politique romaine. Il est certain que, à cette époque, des princes de la maison ro.\alc de France régnaient en Espagne et ù Naples, que l'Angleterre appartenait à une branche de la ménic famille, et que des princes français portaient les couronnes de Jérusalem, de Constant!- ' nop'.e et de Navarre. La ruine des Albigeois et la destruction de l'Ordre des. Templiers étaitle grand crime de celle troisième race-
10. Allusion à la fameuse évacuation de la Flandre, dont Philippele Bel s'était emparé en 1299 et qu'il
avait réunie h. la Couronne. C'est du triomphe de l'Empire sur l'Église du monarque universel, source de toute justice, che tutto gi^^ggia^ que Dante attendait vengeance-
U. Ceux qui avaient fait couler le sang des Albigeois et des Templiers ne pouvaient descendre que d'un boucher , s'appelàt-il Hugues-le- Grand, Robei*t d'Aquitaine ou Roberl-lc-Fort. Du reste, cette généalogie n'a pas été inventée par Dante, car non-seulement Yillani en fait mention, mais on la trouve dév/Bloppéc tout au long dans un roman traduit du français en allemand , et imprimé à Strasbourg en 1508. 11 est intitulé: « îïrèésagtéabU lecture te la ^xïtaUt ^ittoire bané laquelle un nommé $ugue8 (5HV<Iatn, i«d u b'u n 1) u (f) e r , be))int ^ui<8ant roi û France v^ir 9a. ^roueSde d^eva(cre6que. n Peut-être, en cherchant bien, trouverait-on que ce roman de chevalerie a été composé originairement dans la langue d'oc, à la suite de la croisade alhigooiso.
LE PURGATOIRK.
Quand dos antiques rois la raco fut dloinlo.
Moins un prince qu'on (il revetii* du froc gris , La barre de TÉtat , avec vigueur étreinte , Se trouva dans mes mains, et j'eus bientôt acquis Tantd*amis dévoués, de force et de puissance, Sur le trôné vacant qu'on fît asseoir mon fils. De ces rois consacrés la suite à lui commence *-.
Tant que la grande dot de la riche Provence N'eut point fait perdre aux miens toute honte , au total , S'ils valaient peu, du moins faisaient-ils peu de mal*\ Mais mettant à l'écart un reste de vergogne , Bientôt , par violence et mensonge à la fois, On les vit commencer leurs avides exploits *'• : liP Poitou , la Neustrio ils prennent, la Gascogne,