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du Létbé, tu dois donc te souvenir et de ton passé guelfe e't de ta désertion apparente des rangs sectaires, à rheure qu'il est.]
4. Tel est le sens littéral ; mais il en est un autre, indiqué par ce tal, qui ne reparait jamais sans une intention secrète. Il signifie ici que Dante prononça bien bas le nom sacré, celui du roi templier, Henri de Luxembourg, de façon qu'il fallait, pour |e comprendre , partager ecs
LE PURGATOIRE
Gomme d'une arbalète, alors que, trop tendue , Elle vient à partir, corde, arc, bois, tout se rompt, Et le trait qu'elle chasse au but vole moins prompt ; De même j'éclatai sous la charge accablante, En laissant déborder mes larmes, mes soupirs. Et ma voix au passage expira sanglotante ^
Elle reprit alors : — Traversant mes désirs, A chérir le seul bien près duquel tout s'abaisse , A n'aspirer qu'à lui qui t'incitaient sans cesse ; Quels fossés , quels remparts as-tu pu rencontrer Pour perdre ainsi courage et pour désespérer D'aller droit en avant ^ ? Quel abord si facile Ailleurs as-tu trouvé, quel attrait souverain Pour te faire accourir ainsi d'un pas agile ' ?
Lorsqu'un soupir amer fut sorti de mon sein % J'eus peine à retrouver une voix pour répondre Au reproche cruel qui venait me confondre.
Ma langue avec èflfort articulant enfin ^ :
vues, sue viste. Relisez, de giàce, ces paroles du texte : Confusione e paura mi pinsero un tal si fttor delta bocca, al quale intender fur mestier le viste ; ce TAL s\ équivaut donc à oui. Sire, et c'est à lui, qu'il est fait allusion dans ces vers :
L' angotcia , che non cape dentro, spira Fuor délia boeca si ch'ella V intk\df.
Cf. la Canzone î Amor, dacchè convien pur ch'io mi doglia. Mais Béatrice, cette personnification du Messie impérial en dame du salut, avait l'oreille des plus unes.
5. Nous savons que ses larmes sont des démonstrations orthodoxes, et lui-même nous dit, dans la Vie nouvelle, que ses soupirs sont ses compositions poétiques, attendu que ce qu'il ne peut dire 11 le chante.