Jil, quœst. 84-00. Suppl., qusst
27. Ainsi, c'est saint Pierre luimême qui a remis ses clefs à Fange portier; ie poète laissant entendre qu'il les a retirées des mains des pontifes ses successeurs, h raison du mauvais usage qu'ils en faisaient, en éloignant paria rigueur, lorsqu'il fallait attirer par l'indulgence et la man~ suétudc. L'ange assis au sculLde diamant sur la pierre cubique , est le véritable vicaire du Christ. C'est devant lui que doivent s'Incliner les vrais chrétiens, car il tient de saint Pierre la double puissance, symbolisée, sous le double rapport actif et conlempiatif. par le glaive à double tranchant, qui éclaire les uns et éblouit les autres, et par les deux clefs dont ropérallun exige tant de prudente habileté. Cet ange qui ouvre ou ferme à son gré la porte de l'Initiation.estdonclechefdel'Église secrète', le grand maître de l'Ordre du Temple , ie Grand-Orient sectaire.
Mais le [oôte peut encore ici se mettre à l'abri sous le patronage de
saint Thomas d'Aquin. Voy. Summa Theol. p. 111. Snppl. qua*8t.
XVn, art. 3ttseq.
28. Aucun des docteurs de l'Église catholique n'a rien dit de pareil, à coup sûr , touchant le Purgatoire, tandis que tous les docteurs qui traitent des mystères anciens et modernes ont i épété , depuis Orp liée, cette recommandation rituelle de ne pas regarder derrière soi et de ne pas revenir, à plus forte raison, sur ses pas.
29. Cette comparaison, empruntée au livre m de la Pbarsale, a pour objet de reporter la pensée aux mystères que Rome avait imités de VÉgypte et d'Eleusis ; mystères qui se célébraient dans le temple de Saturne, sur la roche Tarpélenne, dans lequel était conservé le trésor de la république. Peut-être faut-il y voir de plus une allusion à l'invasion des légistes de Phiiippe-le-Bcl dans la tour, du Temple, la roche Tarpéienne des chevaliers, pour y mettre \e séquestre sur leur trésor, qui depuis demeura bien au! rement maigre que celui de l'empire romain.
374 LE PURGATOIRE
A ce tonnerre au loin pondant, dopt je m'éini|s, Je me tournai, prêtant Toreille, et crus cptendre Un chœur, qu'une harmonie à la (ois douce et tendre Accompagnait, chantant Te I)eum, laudam%i^^\ L'impression qu'alors j'éprouvais était ce))e Qui se produit en nous, à la voix quand se mêle L'orgue mélodieux qui tantôt laisse ouïr Les paroles, tantôt les fait s'éyanouir**.