SA
LE FUR«ATOIRE.
Mais quiconque, prenant des gens de bien ombrage. Par là ne passait plus, pour ne pas les hanter, Peut maintenant sans crainte y faire, un long voyage *^ 11 eu est néanmoins trois encore à compter» Nobles vieillards en qui se survit Tàge antique, . Faisant honte au nouveau. Dans son sein pacifique Ils regrettent que Dieu les rappelle trop tard. C'est Conrad Palazzo , le vertueux Ghérard, Et Guido du Castel, que mieux encore on nomme, Comme en France Ton dit, le simple et bon Lombard '^ Crois donc dorénavant que TÉglise de Rome, Pour tenir confondus deux pouvoirs différents, Tombe dans le bourbier, s*y salit et sa somme '*.* Oh I dis-je, cher Marco , ce que de toi j'entends
contemporain de Frédéric 11 , il y a plus d'écoles pour les hérétiques que pour les théologiens, et plus d'auditeurs patarins que de catholiques. Leurs apôtres prêchent dans les marchés, dans les champs, dans les malsons particulières. >* Hist, o( the Crusadt againtt the Àlbig^ Londres, 1826.FOV. Enfer, ch. i, not. 20.
34. Les catholiques timorés qui craignaient de traverser la Lombardie de peur de se trouver en contact avec des hérétiques (les gens de bien), peuvent y passer maintenant en toute sûreté, tant les temps sont changés. Au temps de Frédéric 11, l'hérésie, au contraire, avait de nombreux sectateurs dans la Haute-Italie, d'où elle s'était répandue jusque dans les villes de l'État romain.
Yoy. Hurter, Vie d'Innocent III, 1. 111, p. 10 et 34. Slsmondi, Hist.
des Français, t. VI et VII, et la note 33 ci-dessus.
36. Le premier de Brescia, le second de Reggio de Modène, et le troisième de Trévise, s'il s'agit réellement deGherard de Camlno. Dante
le désigne à la française, francticamente, par le nom de Lombard, pour qu'on n'ait pas à se méprendre sur le cuite qu'il professait, ainsi que le lombard-vénitien Marco, pour Iar<ileur et la courtoisie, « On donnait divers noms en France, aux patarins d'Italie*; ils étaient appelés ilU^t^eoû de la ville d'Albi, et Lombards, parce que leur religion florissait surtout en Lombardie. > (J. Léger, Hist. des églises vaudolscs.) D'où résulterait que notre rue des Lombards aurait donné asile, dans l'origine» aux Italiens réduits à s'expatrier comme suspects d'hérésie.
36. Les deux pouvoirs temporel et spirituel étant un fardeau trop lourd pour l'Église de Rome, il s'agissait d'abord de lui enlever le pre- ' mier; et le poète s'en exprimait hautement, non sans faire en cela preuve de courage. Quant à l'autre, il y prenait plus de précaution, bien certain du reste que, une fois maître, l'Empereur, qu'il appelait de ses vœux, ne laisserait pas la somme i qui l'avait salle.
GHAI9T ITI.
Est plein de vérité. Désormais , Je comprends Par quel motif, jadis , de Lévi le lignage Se vit, en Ghanaan, exclure du partage *^ Mais quel est ce Ghéràrd que tu viens de citer, Débris dés bons éteints, qui semble subsister En reproche vivant à ce siècle sauvage ?
Ou ton discours m'abuse ou tu veux me tenter, Reprit-il, car étant Toscan, à ton langage, Pour toi le bon Ghérard semble en vain exister; Mais de Gaia, sa lille, à moins de l'emprunter. Par nul autre surnom je ne sais le connaître '*. Que Dieu soit avec vous ; je ne dois pas rester Près de vous plus longtemps. Tu vois déjà paraître
37. Le clergé ne devrait pas être propriétaire, par le même motif qui fit que les lévites n'eurent que la dime des terres partagées entre les autres tribus. Aussi , pour les gens d'église surtout, séculiers ou réguliers, la propriété, qu'elle dérive de legs, d'héritage ou de toute autre source, repose sur l'iniquité, comme il est dit dans le ConvUo, IV, 11.
Voy, p. 335 des RévëL
38. Comment, pas même par le pays qu'il habitait, en l'appelant Ghérard de Gamine ou de Trévlse ?
Le lombard Marco, de Venise, fait l'éloge du lombard Ghérard, qu'il appelle il huon Gherardo, rien de plus naturel ; mais le père de cette Gaia, citée là comme une merveille, a bien l'air d'avoir été tout bonnement le protecteur de la gaie science,, c'est-à-dire des Provençaux ou troubadours albigeois exilés en Lombardie, et le père 'de la Manto trévisane. Gaia, gaie, est un bien singulier nom, et il est fort douteux qu'aucune femme l'ait jamais porté; d'autant plus que l'ami anonyme de Dante, son premier commentateur,
dit de cette prétendue fille du bon Ghérard, qu'elle « était connue dans toute l'Italie en ce qui touche les délectations amoureuses, circa le dilettaiioni amorose. Cola s'entend fort bien de la religion de l'Amour, mais ne constitue rien moins qu'un éloge pour le père et pour la flile, s'il faut le prendre à la lettre. Benvenuto d'imola va plus loin encore en disant de cette Gaîa*: «< Véritable Trévisane, d'une nature très-amoureuse. » Fort bien, mais quelle était la nature de cet amour ? 11 i^'oute qu'elle se prêtait à rendre à son fière Richard de Camino des services complaisnnts dans ses intrigues amoureuses. Or, en admettant le fait, ces intrigues étaient certainement tout autres que le supposait Ben venuto, car il est évident que, dans la pensée du poêle, le père avait maintes raisons d'être fier de sa ûlle, non moins bonne lombarde que lui-même. Tiraboschl ne parlé de cette Gaia que d'api es Dante et comme auteur de poésies ; à la bonne heure, mais alors ce seraient des poëbies amoureuses.
496 LE PtEGATOlAE.
A travers la fumée un rayon argenté, Commue Taube, au matin, perçant Tobscurité; De l'Ange ainsi , tout près, s'annonce la présence. Je dois partir *». — Alors, prenant d'autre côté, Il ne me voulut plus accorder audience.
30. H est asaei singulier que ce ses accès de colère ; si loutefuis il paiwmiMge, le seul que Dante mette ' n'a pas voulu donner à entendre que
en scène à l'étage où s'expie le pé- Marc Paul figurait là bien moins en
ché de la colère, prenne ainsi brus- punition de ses fautes , que comme
queroentcongê, sans s'expliquer sur une des nombreuses Tictimes du
le motif du chà liment qu'il subit 11 courroux pontifical, ayant eu à aoof-
aura pensé que son langage suflisait frir crucliement dans Vaere aman
à Cidre connaltrt d'où proTenaient e soxxo.
Rappelle-toi, lecteur, s'il t'arriva jamais D'être pris dans les monts par un brouillard épais, A voir moins qu'une taupe à travers sa membrane , Comme, alors que l'humide et profonde vapeur Commence à s'éclaircir et devient diaphane, Le soleil faiblement y glisse sa splendeur, Et tu pourras ainsi concevoir la manière Dont je vins , par degrés , h revoir le soleil , Qui déjà s'abaissait à l'horizon vermeil.
Près du maître j'allais, marchant vers la lumière , Sur les siens en réglant fidèlement mes pas, £t je sortis ainsi de la sombre atmosphère, Quand du jour les rayons disparaissaient plus bas ^
Imagination , qui parfois nous entraines A tel point hors de nous , que nous n'ouïrions pas Mille clairons sonnant des montagnes aux plames, Qui donc te met en jeu quand se taisent les sens 7 Sans doute une lumière aux effluves puissants Dans le Ciel engendrée, et venant d'elle-même
!.. Nous le savions déjà, mais il écliapper à la colère pontificale et à
ne se lasse pas de le redire, c'est eh marcher vers cette lumière philo-
ne s'écartant en rien des règles de sophique dont les rayons sont mort s
ion langage orthodoxe et symboll- pour les classes inférieures de la
que, langage créé à rimltation de société, raggi morti yià nri bassi
celui de Virgile, qu'il parvient à lidi*
LE PURGATOIRE
Rayonner id-bas ou par Tordre suprême'.
D'un courroux sans pitié chez celle qui , jadis , Fut changée en l'oiseau, dans le calme des nuits Qui se plaît à chanter, l'image en ma pensée Dans toute son horreur apparut retracée *.
En était absorbé mon esprit à tel point Que, sans l'affecter plus que s'il n'existait point , Nul objet, au dehors , n'aurait pu le distraire \ Puis, dans ma rêverie exalté , j'aperçus Un criminel en croix, la face sombre, altiêre, Qui mourait exhalant l'orgueil et la colère \ Je voyais à l'entour le grand Assuérus , Sa jeune épouse Esther et le vieux Mardocbée; Ce juste, qui n'eut pas l'âme plus empêchée
2. On Bail que, dans les divers systèmes gnostiques, tout procède (le Dieu par émanation directe on indirecte. L'imagination serait ainsi pour Dante une émanation secondaire de la lumière céleste, source de toute vérité.
3. Progné, la mère d'Itys, et non Philomèle, aurait été changée en rossignol^ au dire de quelques-uns, dont Dante adopte Toplnion. Rien de mieux, mais qu'est--ce que Progné et le rossignol ont & faire en Purgatoire? Voua le comprendrez si vous lisez, page ÎO des Révélations, ce que les Pauliciens, sectaires gnostiques, entendaient, au dire du moine de Zlgabènc, leur contemporain, par les oiseaux tlu dêlf qui ne fllant ni ne moissonnant et ne faisant que chanter^ n'en sont pas moins bien velus et bien nourris. Vous le cornnrendrez encore mieux si vous ré* Aéchissez que le plumage du rossi* gnol est de couleur sombre comme le vêtement ecclésiastique, et que, pour les hérétiques, rÉglisc, dont les ministres les faisaient torturer, mas-
sacrer et brûler, était une Progné qui, tout en se délectant à chanter, piû a cantar ti diletta^ égorgeait sea flls et les offrait, comme uo mets agréable, au Père commun. Les similitudes é'oti le poète tire ses comparaisons sont souvent bien moins saisissables.
4. Crolt-onquela métamorphose de Progné en rossignol eût été d'un tel intérêt pour Dante, s'il n'avait rien vu là que le chAtlment, asseï doux, d'une mère barbare, servante son mari infidèle les chairs de son enfant, égorgé par elle dans sa fureur jalouse? 1^ scène suivante achèvera au surplus (de lever le doute.
5. lie crueiAé que voit le poète dans son alla fantasia, mourant comme il a vécu, n'est pas Aman, qui du reste ne fut point rais en croix, mais pendu, c'est l'usurpateur tyrannique du pouvoir du prince temporel, celui qui se donne pour le vicaire du Dieu crucifié, dont il est si loin, aux yeux de Dante, d'imiter la douceur et l'horaillté.
Pour faire que pour dire '. Rt dès que ce tableau Vint à s*ëvanouir, comme bulle fragile Dans l'air disparaissant, lorsque lui manqua l'eau, Qui sur elle étendit son écorce subtile, Ma vision m'offrit, personnage nouveau.
Une vierge éplorée et s'écriant: «0 Reine, Pourquoi donc écoutant la colère et la haine, As-tu voulu périr? Tu te donnas la mort Pour ne me perdre point, hélas I et Lavinie A tes bras désormais n'en est pas moins ravie. C'est moi, mère, aujourd'hui qui pleure plus encor Sur toi que sur un autre aussi frappé du- sort'.
Gonmie se rompt le somme , alors que la luihiëre , Qui le fait se débattre avant de défaillir, Sur les yeux clos encor vient soudain à jaillir ; De même s'effaça l'image tout entière Sit6t qu'en face vint m'atteindre la clarté ,
C. A peine esl-il besoin d'ajouter qu'Assuérus est la figure du tonveverain temporel ressaisissant le pouvoir tombé en des mains indignes, que la Jeune Ësther est Féglise ^ctaire, son épouse, et le juste Mardochée, Dante lui-même, che fù al dire ed al far eoti 'ntero.
7. Traduisons lUléralement ce discours y tout gibelin, de L4iTfnie, en nous bornant à l'annoter entre parenthèses : « 0 Reine (ilma^a, patrie aimée, Italie, jadis reine des nations. Voy. ch. vi, Serva Italia), pourquoi as-tu voulu n'être rien par colère (f annihiler par peur du courroux ponliflcal, en subissant le joug des papes ; on se rappelle que le pape était appelé fiente, synonyme de Nulla,ei l'Empereur Tutto) F Tu t'es iuée pour ne pas perdre Lavinie (pour que Rome , personniflée dans
Lavinie, dont dérivait , selon Dante dans son traité de Monarehia, tout droit légitime sur le territoire du La* tium, ne passât pas au pouvoir d'un prince étranger). Je ne suis pas moins perdue pour loi désormais (Rome n'est pas moins perdue pour l'Italie comme capitale, depuis que le Saint-Siège a été transféré dans Avignon, sous la dépendance de l'étranger), et je pleura maintenant ta ruine (causée par ton aveuglement) bien plus que celle d'un autre (celle de Henri VU, toujours désigné, on s^cn souvient , par altri, laie et autres expressions analogues). I* Cette Vision, divisée en trois tableaux eu parfaite concordance entre eux, et retraçant les châtiments réservés à la colère, ne font donc que reproduire une même pensée toujours hostile an chef de l'ËglIse orthodoxe.
UO LR Pl'RGilTOiRE.
Plus vive qu'il ii*en brille à nos yeux sur la terre. Je me tournais pour voir où j'étais transporté , Lorsque dit une voix : — C'est par ici qu'on monte. — De tout autre penser j'en demeurai distrait
Soudain, de regarder celui qui nous parlait Mon désir fut si vif, ma volonté si prompte, ' Que jamais sans le voir rien ne m'eût satisfait. Mais comme notre vue au soleil est blessée , Dont la face se voile à nous sous sa splendeur. Ainsi de mes regards l'énergie affaissée Défaillit sous l'excès de cette vive ardeur.
C'est un divin Esprit , devançant ta prière , Qui daigne nous apprendre où nous devons gravir. Et se dérobe aux yeux sous sa propre lumière •. Comme envers son prochain l'homme devrait agir. Il agit envers nous. Car, pour le secourir, Celui qui, calme, attend que son prochain l'en prie, En voyant son besoin, se tient, d'une âme aigrie, Tout prêt à refuser ce qu'il devrait offrir \ Avant de voir partout la montagne obscurcie , Du bienveillant avis pour monter profitons; Nous ne le pourrons plus , si nous ne nous hâtons , Que n'ait reparu l'aube *".— Ainsi parla mon guide , Et vers un escalier à la pente rapide Nous marchâmes tous deux. A peine je venais D'en monter un degré, que je sentis tout près. Au mouvement de l'air, comme un battement d'ailes :
8. Comme le langage même de la ponUfe romain, ftecte, destiné à éblouir le» uns par *v *^ . 1. 1 > . * j*ni le diAquant des Images, et à éclal- , »• Ce tralllance ^J^^^^^^^^' rer les autitîs par les vérités cachées ^* ^^^'^^^ * f ^^? " ^..^^'^ «»"'''*^' adroltemem dans le sens Interne. ° * P^ ^^'" ^ explication. Cet ange est là, du reste, de même 10. On se souvient que tout proque les précédents, pour effacer un grès ascensionnel est impossible des sept P qui doivent tous dispa- pendant que rftgne Tobsciirilé tarait re du front de Tancien vassal du cerdotaie.
Me frappait au visage un vent léger et frais ^^ 0 Beati, disaient des voix d'Esprits fidèles, Pacifid^^y les cœurs exempts de noir courroux ** !
Déjà se projetaient si haut par-dessus nous Les rayons que la nuit , dont s'avance le voile , Vient éteindre en dernier, que déjà mainte étoile Faisait briller au ciel sa tremblante tueur.
De la sorte pourquoi t'abattre, ,ô ma vigueur ? En moi-même, disais-je, en sentant que sans cesse De mes genoux lassés s'accroissait la faiblesse *\
A la fin des degrés nous étions parvenus Et nous étions restés là , sans nous mouvoir plus Qu'un navire qui vient d'aborder le rivage. J'attendis un moment qu'en ce nouveau parage Quelque chose frappât mon oreille ou mes yeux; Puis, me tournant alors pour m'informer au sage , Je lui dis: — Mon bon père, apprends-moi dans ces lieux Quelle faute est lavée et qu'au moins ta science Si nos pieds sont oisifs se refuse au silence ^^
Et lui : — L'Amour du bien , de sa tâche oublieux ,
11. Le souffle parlûcaleur qui ef- produit par la même cause. L'infaçalt un des sept P. floence de la nuit est antîpaChIque
12. Quoniam fUii Dei vocabun- aux flis de la lumière» qui parrois f ur^ ajoute saint Matthieu . Par suite. se laissent aller au découragement, roux qui attisaient des (;ucrres en la voyant épaissir ses voiles au- Bcbamées entre chrétiens» étaient tour d'eux.
des fils de Satan, et Satan lui-même. 15. Dante parait avoir adopté
Dante désirait^ la paix , c'était elle pour règle, in medio virtus , car il
qu'il cherchai^ et, comme lui, ses se fait recommander par l'Amour,
frères aspiraient à voir un empereur dans sa Vie nouvelle , de placer au
à la tète de la monarchie universelle, milieu de ses vers ce qu'il a besoin
substituée à la théocratie, parce défaire comprendre sans se corn-
que,8eul,ce prince pouvait procurer promettre. ( f^oy. p. 40 des Hévél,)
la paix au monde. Voy. de Monar- Or, ce chant XVI 1 occupe le point
chia, central de son poème. Aussi va-t-ll
13. De ce courroux funeste qui, , nous y donner, à sa manière, l'exs'irritant de la contradiction, divise plication de l'antagonisme des deux pour 'régner, qui sévit contre les principes du niai et du bien, antredissidents, etc. ment dit des deux Amours, le bon
H. C'est toujours le même effet et le mauvais.
LE FURGATOfRR.
D*être resté stérile id finit pénitence ;
Ici reprend la rame un bras trop paresseux *'.
Mais pour que ton esprit comprenne encore mieux ,
A ma parole prête une oreille attenti?e,
Et notre halte ici pourra t*étre instructive.
Mon fils , dit-ii , ne fut ni créateur jamais , Ni nul être créé sans amour, tu le sais, Soit que Fengendre en lui son Ame ou la nature *% Ma proposition ne t'est donc pas obscure. Fut Tamour naturel toujours exempt d'erreur ", Mais Fautre peut errer par Tobjet qui Vexcite ** ; Par excès il le peut encore ou par tiédeur. Tant qu'aux premiers des biens s*élëve son ardeur, Et que pour les seconds ii garde la limite **, 11 ne peut enfanter nul désir corrupteur. Mais lorsque rers le mal son choix le précipite , Ou lorsque vers le bien plus ou moins ardemment Qu'il ne devrait le faire il court, de ce moment, L'œuvre contre l'auteur à s'employer commence *^
16. A ce quAtrlème étage du Purgiloire, eeox qui n'ont pas déployé Umf le xèle et l'acUvilé néoeMalres pour le triomphe du bien, dont Us avalent Vamour au cœur, ont à expier leur iBBouclance el lenr paresse.
17* Ces mots seuls tu enator ne ereaiura^ qui Impliquent plusieurs eréateurs , hidlquani l'origine gnoa- Uque manichéenne de cette tliéorie des deux principes déguisés sous le nom d*smour». Virgile , en disant à son disciple tu 'i sai, donne asses à entendre qu'il le eonsidère comme Initié à la doctrine «lu'll entreprend de lui expliquer. L'amour naturel ou Instinctif tend au bien de l'être qui l'éprouve; l'amour animal ou raisonné procède de l'àme et entraîne avec lui un choix , une préférence
déterminée par le libre arbitre, la volonté bien ou mal dirigée.
18. Attendu qu'il tend tDvjom à la conservation du sujet; puis, par un motif supérieur, c'est qu'il a sa raison d'être, son principe dans la Nature, cette providence Impériale, qui, loin de torturer et de tuei, tend à la conservation et an bonheur de l'humanité.
19. En n'apportant que peu de lèle à la cause de l'Empire et m se passionnant pour la eauae de Rome.
30. Si cet objet est mauvais, per malo obhietto ; parce que ches les êtres doués do raison le libre arbitre Intervient et fait un mauvais choix; par exemple, en préférant li tMocratle à la monarchie Impériale.