ARoljcrllI.ilillopunx
\''\, Celte grainic îlot pn.vençalo wt le orimr rapilal de la race, r«mm^ on le voit ; aussi saint Louis, CAiifwlMe d'avoir hérité des dêpouil- Icsdes AUHueois, ne trouve-t-il pas même î<ràre aux yeux du poète, et nt-il eonfimdn avee ces Lonis et CCS Philippe , héritiers dn Ijoucher de Paris.
14. Vln^t mille hommes furent -égorgi^ par Mont fort dans Beï!lers, dix mille dans Toulouse, par l'évéque Foulquet , l'ancien troubadour marseillais : voilft pour la violence.
Quant à l'accusation de mensonge, elle porte sur la politique d'Innocent lit, écrivant à l'abbé de Citeaux : « Nous vous conseillons, avec .Kâpôtre, û^employrr h ruse (envers Ra)inond VI), qui dans cette occasion doit être plutôt appelée pm- (ienre... Vous attaqueret séparément chacun des barons... Mais, laissant momentanément le comte de Toulouse, suivant l'are d'une sage distimulafion, vous commencerez par écraser \eè autres liéréilques, (U
crainte quCtS'iUvtaient tous réunis^ il fût phis diffi^'ilo dv fes raiucrf; de cette manière, «Vfanf point seronrus par /r comte, reiiar-ri sfront défaits plmaisémeni et on ithùttm ensuite bien plus facilement luimême. » [labbei SacTOsanda ConnV. XI, Epist. 232.^ I..es instructions du ponlift' au lésât Milone portaient en (nilre; « Vous n*agîre2 que par les ordres de rablM* de (liteaux. Il fera ïoitf et xons ne serex que son organe, parce qu'it est suspect au comlc de Toulouse, lequel «'ci n«cune dé paner de vous, *• (pf?r.
Vall. Sarn. Hist, Àltrigensinm, cap, le.) La gran dote provenxale, est un trait à rndri^sc de saint Louis, dont la puissance s'était ronsidérablemcnt acci ue au Midi par le mariage de son frèic a^nec Théritlèrc du comlc de Toulouse. Or, il eat à renianfucr que , dans toute celle diatribe, le poélc se garde soigneusement de prononcer le nom des Albi^>eols dont II a principalement h crrur de stigmatiser les bourreaux.
Vng, Knfi'r, ch. xx, note 12.
En expiation , pour réparer leur loi l *\ Vint Cliarie en Italie, où, de plus en plus fort Pour réparer, il prit de Conradin vengeance **. Ensuite, vers le Ciel il dépêcha Thomas, En réparation *^ Or, ne tardera pas D'arriver le moment, que je vois , où de France Un autre Charte encor va partir, qui bien mieux Doit se fah^ connaître et son sang glorieux. Sans armes il accourt et n'ayant que la lance Dont Judas autrefois se servit pour jouter ; Il la pointe si bien qu'à la triste Florence Il transperce le flanc et le fait éclater **.
t/i. Jran -sans-Terre, condamaé «ans être enlondii par les pairs de Philippc-Augiistc, avait perdu la Normandie, et son HU, jlenri, le Poitou et la Gu>cnnc; autant de griffa contre la muison de Frann*.
ïG. Charles d'Anjou , frère de saint Louis, vainqueur, en 120G, de Manfred, à Tagliacozzo,ct, en 126S, de son neveu Conradin, qu'il fit décapiter pour rester paisible possesseur du rovaome de Naples, dont le pape Urbain IV lu! avait donne IMnve^ilure, au détriment de la ma'son de Souabe.
17. Charles d'Anjou fut accuse d'avoir fait empoisonner saint Thomas d'AquIn, dans la crainte qu'il ne le desservît au concile de Lyon, où H se rendait, éi qu'il ne fût élu pa(ie. Il est c(Tt&tii 4f uc le sang qui coulaR dans ces veines, celui des d'Aquino, comtes de Oaserie, connus pour leur alUicliement à la maison de Souabe, joint h riufluence dtte h son profond savoir, ne pouvaient q»e le rendre suspect à un tyran omimniceux. Aussi, l'anonyme »îi>nvenuto, Btiti, I». di Dante et Vilia«l s'accordent < ils à considérer Ctiarles d'Aniou eommc coupable
de la mort du saint. Mais qui sait si Dante ne considérait pas ou ne voulait pas faire passer le docteur angélique pour un de ses frères en croynncrs, surtout lorsqu'il signalait comme son empoisonneur un aussi b(in cntlioliquc que Charles d'Anjou ?
18. Charles de Valois, frère de Philippe-le-BH, appelé en Italie par Donifaee Vlli, pour s'emparer du royaume de Naplcs sur Frédéric d'Arragon , n'était aceompagoé que de 500 cavaliers. Comme Judas, il ne pouvait donc guère compter pour réussir que sur la ruse ci la trahison. Ilcçu h Florence, à la recommandation du pontife, en qualité do pacificateur entre les Blancs et k\s Noirs, il prit parti pour ces derniers, ce qui entraîna l'cxji et la ruine de Dante. L'Esprii que Virgile, À la réqulsUioD de la secte, Ertjdona crudu (Enfer, i\}, ae mit en mesure de tl' rer du cercle de Judas, Calne, ne si|Enifierait-ll pas que Dante rcçiit des siens mission de se rendre à Rome, pour faire revenir Bonifncc VIII sur la pensée d'appeler Charles de Valois à Florenc , pour arracher celle pensée fiuiesle de son
LK PniGATOlRK.
Jl n'acquerra parla ni royaunie ni terre,
Mais bien honte et péché, d'autant plus lourd fardeau
Qu'est tout cela pour lui peccadille légère *'.
11 en est un troisième encor, sur son vaisseau Fait jadis prisonnier ; je le vois qui trafique De sa fille et la vend, ainsi qu'il se pratique, Des esclaves que font les écumeurs de iner ". Que peux-tu de ma race encor faire , avarice , Quand toute à loi livrée et de tout mal complice, Elle vend sans remords jusqu'à sa propre chair ** ?
Pour que soient effacés désormais sur la terre Les crimes à commettre et les crimes commis. Dans Alagna je vois entrer les fleurs de lis ; J'y vois le Christ , tenu captif en son vicaire , Une seconde fois abreuvé de mépris ; • Le vinaigre, le fiel pour lui se renouvelle , Et je le vois mourir au milieu des larrons ".
esprit, per trame un spirto, qui iic pouvait surgir que dans le cercle de Judas et n'avoir qu'un Judas pour exécuteur? Voy., sur cette mission de Dante, fioccace, Vita di 1), Dinu Coinpugni etJ. Vliiani.
lU. Ce prince fut surnommé saNx tnre, parce qu'il ne put jamais réussir à conquérir aucune po8se&'sion qui lui valût ic Utre de roi. « li vint en Toscane, dit J. Villani, pour pHcider et y iaissa la guerre. Il alla eu Sicile pour guerroyer et y fit une paix Uonteuse. 11 revint en France, ayant perdu beaucoup do monde, avec peu d'honneur. » VIU, 49.
20. Charles 11 d'Anjou, dit le boiteux, roi de Naples, fait prisonnier en 1283, par Roger de Lorla, amiral di'. Jacques d'Arragon, fut obligé, cinq ans après, pour obtenir sa liberté, de faire cession à ce prince de ses droits sur la Sicile. Ce monarque
besogneux donna sa QUe en mariage au vieux Aizo VUI d*Este, dont il tira une forte somme d'argent.
21. Ainsi la maison de France était tombée à un tel degré de dégradation, que Hugues-Capct luimême s'en indignait, et cela par avarice, autrement dit par suite des liens étroits qui l'attachaient à V homme riche, à Tarare dont die subissait Tinfluence.
22. Le poète, qui dans le fond de son àme n'avait pu <iue se réjouir du coup qui avait atteint le pontife, son ennemi capital et la cause de tous ses malheurs, semble stigmatiser ici la violence que Boni face VI 11 eut à subir dans Anagni de la pari des agents de Philippe-le-Bel ; mais il a bien soin de donner à entendre que cet attentat n'est qu'une expiation des crimes commis et à commettre par les papes , lorsqu'il dit :
cH\yi XX.
Le Pilale nouveau , tant son âme est cruelle , N'esl pas même assouvi par ces sanglanis affronts . Sans attendre un décret qui du bon droit décide , Contre le Temple il pousse une voile cupide ^\ Quand serai-je, mon Dieu, témoin , la joie au cœur, De la vengeance qui , pour d'autres temps gardée, Apporte i\ ton co\in*oux sa secrète douceur** ?
Perche men paia U mal futuro c 7 fatto. On 8c rapprlle en cftet quMl a déclaré que tout le mal accompli sur la terre dérivait du mauvais gouvcrnrmrnt des ponUreâ et de leurs usurpations. Mais c'est bien graluitemcnt qu'on a voulu voir dans ces vers, où le premier roi capétien flétrit l'attentat d'Anagni, un témoignage de l'orltiodoxie de Dante; on a oublié que ce n'est pas lui qui parle ici, mais le roi très-chrétien, (ils aine de i'I^lgllsc. Or, il n'a eu garde de prendre pour son compte rindignation manifestée par Hugues- Capet, il s'est même abstenu de s'y associer. Et son silence ici est assez éloquent, lorsqu'on se rappelle tant d'invectives adressées directement par lui contrôles papes et la Papauté.
Veut-on maintenant savoir comment l'Anonyme entend tra rivi ladroni ancisOy nous le laisserons parler : « U papa predetto preso fa mandato in Roma e mon traili CARDI5AL1, u quali VAutore appella vivi LÀDRONi, perrocchè rubano tuHo U mondo, « (Ott. C.) 0 le saint homme que rauteur de la Comédie, et combien son âme dévote s'est énme de voir un pontife soulllcté par un soudart ! Le pauvre homme 1 combien il a dû se faire violence pour comparer un pontife au Sauveur du monde! 11 est vrai que Im cardinaux, qui avaient élu Boniraco, érigés en larrons, devaient lui adoucir l'amertume de la métaphore, car le premier parmi Ira larrons, intvr
parcs, ne saurait guère èlic accepté comme un agneau sans tache-
23. Tel est aux yeux du poète le crime irrémissible de Philippe-le- Bel. La destruction de TOrdre du Temple^ la confiscation de ses immenses richesses , le supplice des chevaliers, avaient pour Dante, une bien autre importance que la fin malheureuse d'un pape, dontla place était désignée .1 l'avance dans son Enfer, où ce vicaire du Chrltt devait, selon lui, être précipité ictc ru bas avec ses prédécesseurs dans In fosse embrasée. Remarquez qnn si Pbilippo-ie-Bel était Pilale. Clément V était Caïphe, et qu'en effet nous l'avons vu désigné sous ce nom au ch. xxiii de l'Enfer.
24. Quand verrai Je la Papauté renversée et la France humiliée? ces deux puissances dont la politique solidaire a cimenté l'alliance redoutable ; témoin ce passage d'une lettre d Innocent Ul à Philippe-Auguste :
« Ton royaume est teiirment uni avec l'Église, que l'un ne peut souffrir sans que l'autre souffre également » Qu'on ne s'étonne donc pas de la haine de Dante contre la France et ses Louis, ses Philippe, qui élevés dans l'abbaye deSaint-Denlsoudans le cloître de .Notre-Dame, y recevaient une éducation toute cléricale ; contre ces rois ennemis de l'Anglais et de l'Allemand, les seuls souverains fur lesquels rÉglIsepùt toujours compter. Toi/, sur l'héritage de vciiîJjtaïKe transmis par h-s
LE PIRGATOIRE.
De rÉpouse autrefois par l'Esprit fécondée Ce qae j'allais disant , sans cesser de pleurer, Lorsque tu t'approchas de moi, pour réclaircr, Est le texte assidu de toutes nos prières. Tant que dure le jour ". A des accents contraires Nous passons , dès que l'ombre obscurcit rhorbson -•, Kl nous nous rappelons aloi*s Pjrgmalion Que sa cupidité , pour l'or sa soif avide , Hendit traître à la fois , larron et parricide =' ; Midas, au cœur avare , et la punition Qui suivit promplement sa requête sordide ; Châtiment dont toujours on rira sans merci ^' ; Puis nous disons d'Achan l'indocile démence , Dérobant le butin, crime dont jusqu'ici La voix de Josué semble tirer vengeance *•. En chœur nous réprouvons Saphire ot son époux *• , Sans manquer de bénir les formidables coups Qui frappèrent, au seuil du Temple, Héliodore'*.
Tciii pliera anciens an\ niodeniei tous les ouvrages maçonniques , et p. 181 Ae$Rérél.
35. L'éloge do la pauvreté et du désintéressement, en opposition ù ropulence et à Tavl Ilté du clergé.
Remarquez la manière adroite dont te poète fait déclarer h Hngucs-(lapet que l'église albigeoise c^t, sous le nom de Marie , Vunica sposa âeîlo Sfnrito Santo.
26. Lorsque règne la nuit catholique nous protestons contre son influence en stigmaUsant la cupidité et la soif de l'or.
37. Le meurtrier de Sichée devient ici la figure du parricide Phiiippe- Je-Bel comparé successivement à deux autres roi», Midas et Achan, pour s'être approprié les dépouilles sanglantes des Templiers.