Rien de plus nalurd qu'une pareille question
0, Comparaison n'est pas raison et encore moins explication. Les commentateurs auront beau nous dire, avec Dante, par la bouche de Stace, que l'àme étant douée de la vertu informative, le fantdnie de
corps qui l'enveloppe, dans une autre vie, se modiflp dans son aspect, selon ses alTections et ses passions, et peut dès lors subir la maigreur, si Tftme souiïre de la faim, il faudrait d'abord expliquer o^Hsiuent l'ima peut éprouver la faim ; n'avant pas , comme le dit Dante» besoin de »e nourrir pour vivre.
7. Au cas où la plaie de Danle serait celle de la curiosité, le médecin qui lui est donné dans Stace ne fera que l'aviver au lieu de lagoérir, en admettant que le malade doive prendre au iticd de la lettre les pa»
roies de sud docteur. On va enjuger.
Des vengeances pour lui dévoiler le mystère ".
Fils , me dit-il , s'il faut qu'en y trouvant acc^s Se grave ma parole en ton esprit , j'espère Sur ce dont tu t'enquis t'apporter la lumière *.
Le sang parfaitet pur que n'absorbent jamais, En se le transmettant, les veines altérées, Qu'elles laissent intact, comme sur table un mets, Va puisant dans le cœur, aux sources ignorées, L'aptitude à former tous les membres humains ; De même que celui dont ils sont faits, sans cesse Va des veines suivant les sinueux chemins *V Ce sang élaboré descend oii c'est sagesse De n'assigner un nom; puis sur un autre sang, Dans le vase pour lui qu'apprêta la Nature , Pour s'y mêler soudain il tombe frémissant. Mais l'un n'est que passif dans l'acte qu'il endure, Lorsque l'autre est agent, par la perfection Du lieu dont il reçut d'abord l'impulsion *^.
s. Il est en eflfet assez singulier que le Toulousain se substitue au maître, au docteur, cette nier de tout savoir ; mais VirgUc a une,bonne raison pour se désigner ce suppléant, c'eFt qu'il est bien mieux que lui au courant de 1a nouvelle initiation sectaire et de la vendetta que poursuivent les adeptes.
9. Stacc ne traite pas Dante de ff^rc, mais, comme Virgile, Il lui donne le nom de fîls cl, en ettet , il va bientôt devcufr son père spirituel en loi servant de parrain; puis il dérive de lui couime poêle de TAmour dans le langage symbolique des trou}>adour8.
10. Ce sang parfait, perfelto, cathare ou pur, est tout bonnement l'inteiligencc , élf^ment spirituel qui ne parcouit pas comme le sang, in su quai iede, avec l'ànie (ch. v,
note 20), le réseau sinuenx des TCinés, mais réside dans le rerveau, où ii reste Intact Or, rintelHgenee emprunte au cœor de la sfcte , fecr^fo dentro, dans son.sanctualre ; i réilte de ses membres , tous humains et non brutes, l'enseignement, vîrtû informativa, parce (|u'U fournit des informations que n'ont garde de donner et Rome et ses écoles. Celte vertu tnformative procure dés lors à l'esprit l'aptitude à eonvertir h son tour des calboliques et à faire d'autres membres humains.
1 1 . Cette doctrine bien digérée par le néophyte, on le fait descendre en loge, dans ce lieu souterrain que ta pudeur de Stace ne lui permet de désigner que comme un vaisseau naturel (ru impérial ; 16, Il gémit sur le sang des Albigeois et des Templiers, si cruellement versé; sur cenx qu.
LE PURGATOIRE
Dès qu'il s'est joint à lui, d'opérer il commence ,
En se coagulant, et puis, en avivant
Ce qu'à se condenser disposa sa substance *'.
Dans sa progression cette active puissance
A se faire âme enfin par degrës arrivant.
Ce qu'on voit dans la plante, avec la différence
Qu'au terme est celle-ci, quand l'autre va croissant.
Elle agit déjà; môme elle se meut et sent,
Gomme un fungus marin sur le roc que bat Tonde *\
Elle organise alors toutes les facultés ,
Dont elle est le principe et la source féconde.
ont péri pour la cauSo d'A.L.T.R.Vl.
Lft, If s frères rc'unis s'rnlcTident o.n- RCinbic, Irs uns n'^si^nés à souffrir pour \v tiiomphe de leur cause, les autres à aftir sans relâche : frt s'accogiie Vuno e Vallro insieme , l'un disposto a patire^ e Valiro a {are; et cela, en raison de la loge parraitc, per lo perfetto tuogo , sanctuaire des Cathares ou par/'atff ,d'où dérive l'enseignement, onde ti preme. On' voit h quel point les meilleures traductions d'un pareil Jargon ne sont qu'un tissu de contre-sens. Ah ! vous tous, mes complices dans ce genre de délit, relisez-vous avec contrition, coinme je le fais uioi-mémc. Vous surtout, M.Fiorentino, dont TUalien est la langue maternelle , quoique V0U.4 sachiexsl bien manier la nôlre ; relisex votre traduction à M. Théophile Gauthier, dont le style à facettes ruisselle l'orientalisme, et demandezlui s'il persiste à penser qu'il « n'y a pas un sens caché dans ce poème si évidemment simple, • quoique d'origine tout orientale, et qu'il n'y faut pas voir «l'Apocalypse de quelque franc-ma<;onneric inconnue. »
Uenuindez h M. de Sanctts s'il e^t toujours d'avis que les commentateurs n'ont plus de raison d'élre.