‹ La comédie de Dante (volume 3)Chapitre 65 sur 155 · La déronte de RonceTanx a TurpIn^eeenqnoirAriostencmaQ · texte numérisé non relu

La déronte de RonceTanx a TurpIn^eeenqnoirAriostencmaQ

pour objet de rappeler le désastre quera pas de rimiter, de même qu'il

que les partisans de l'empire eurent cite le roman de Lancelot, et qu'il

à subir sous les murs de Florence, va jusqu'à mettre en Paradis Guil-

en perdant par trahison le héros qui laome au Cort nez et Raynouard au

faisait leur force» et dont la valeur Tlnel.

quoi le cor qui annonce «mort est ^^ trenteninatre tours dam

«>mparé au fraca» du tonnerre, u^morallle nul fomalt l'enceinte de

main* il wUoove. Quan à la chro- ^^ goi^^e-clnq en 1550. an té-

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part de. roman, du même cycle, „^f ^^ ^ , ^ ^ j^

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Ica autres personnages. C'est préci- 6. En prenant co que tu vols pour

sèment peur cela que Dante cite dea tours.

256 l'enfer.

De la ceinture aux pieds ils plongent en dedans •.

Gomme quand le brouillard tombe et que Tair s'épure. Le regard , par degrés, distingue les objets , Par la vapeur d'abord cachés d'un voile épais; Plus ainsi, traversant cette atmosphère obscure, Du bord je me rapproche et plus s'enfuit l'erreur; Mais, en retour, me vient envahir la frayeur.

Tel que Montereggion de hautes tours couronne Le cercle menaçant de ses larges remparts , Tels d'horribles géants le puits se bastionne , A mi-corps, à l'entour, dressés de toutes parts, Et que menace encor Jupiter quand U tonne '.

Je discernais déjà la face de l'un d'eux , Ses épaules, son sein , de son ventre partie • Et , le long de ses flancs , ses deux bras monstrueux La Nature a bien fait, et qu'elle en soit bénie I En cessant de créer de pareils animaux , De l'implacable Mars, exécuteurs brutaux •. Sans regret , elle enfante , éléphant et baleine ; Mais des êtres qui sait examiner la chaîne. Dans ses prudentes lois ne peut que l'approuver ; Car si l'intelligence, où déjà sont en somme

6. Ces géants qui figurent les avec ses hautes tours, qnll m'a semaines, Icg défenscars du Saint-Siège, blé reconnaître, dans mon pèlerlplongent à ml-corps dans le puits nage dantesque , comme si déjà infernal , parce qu'ils sont de moitié elles avaient autrefois frappé mes dans toutes les machinations tra- yeux.

mées par la cour de Rome; et, pour 8. La nature n'enfante plus de

faire bien comprendre sa pensée , le géants, mais la poésie se complaît

poète a soin d'aligner ici les trois à les faire revivre dans les rois , et,

rimes en pa. comme elle garde rancnne à ccu\-

7. La foudre Impériale portée par ci, pour les secours que leurs armées l'oiseau de Jupiter est toujours sus- ont prêtés à l'autorité pontificale , pendue sur la tête de ces défenseurs elle les traite d'animaux ; ceux-là, du parti guelfe révoltés contre le bien entendu , avec lesquels s'ac- Dieu des Gibelins. Montereggion couple la louve , molti son gli ani'était une place forte du territoire de malt a eux s'ammoglia , et elle fait Sienne. L'enceinte existe encore , d'eux des exécuteurs de Mars.

Force et méchants instincts, s'ajoute encor, de l'homme C'en est fait ; nul rempart ne doit plus le sauver •.

La tête, que je vois énorme s'élever, En longueur, en grosseur, me semble à peu près comme Cette pomme de pin devant Saint-Pierre , à Rome " ; Sont à proportion les membres et le corps. Dans le puits, le géant est jusqu'à la ceinture, * Et pourtant , la moitié qui se dresse en dehors Monte si haut que, pour toucher sa chevelure, Trois Frisons bout à bout feraient de vains efforts; Car mon œil supputait pour le moins trente palmes De la margelle , au point où s'agrafe iin manteau **.

Son effroyable bouche, à notre aspect nouveau. S'ouvre en criant : Raphel , mai amech , zabi aimes ! Inhabile qu'elle est à plus joli morceau ".

9. La nature n'a point ù se repentir, non si pente, de produire des éléphants et des baleines dont les mœurs ne sont pas féroces; mais les géants auxquels 11 (st Tail allusion Ici , joignent à la force et à la cruauté , rintelligence qui les rend doublement funestes au genre humain. La conséquence est facile à tirer. Quant à la providence impériale, qui n'a ni les éléphants ni les haleines sur la conscience , depuis l'InTasIoo des Barbares elle a complètement renoncé à l'art de fabriquer des rois, lascio Varte. Ceux-là même qui sauront y voir un peu plus loin qu&Ieur nez, chi guarda sottilmenle, reconnaîtront combien file agira avec justice et sagesse, giusta et disereta, en les supprimant tout à fait, dès qu'elle sera en mesure de le faire. Lisez le texte. Nous n'inventons certes pas.

tO. La pomme de pin en bronze qui avait été enlevée du mole d'Adrien 86 trouvait alors sur la place de Saint-Pierre, au Vatican, et c'est

pour attirer l'attention de ce côté que le poète la prend ici pour teime de comparaison.

il. Ces noms de mesure ne sont pas indifférents ; qu'on veuille bien se rappeler qu'à Milan on comptait par palmes ou empans, et à Boulogne par aile ou aunes. La comparaison des Frisons paraîtra moins étrange si l'on songe qu'ils composaient en majorité la petite armée de Henri de Luxembourg , trop faible pour lutter contre les forces réunies des puissances dont le poêto a fait des géants.

12. Le premier auteur de la confusion des langues ne saurait proférer que dos paroles inintelligibles :

on s'est cependant mis en peine de les traduire. A en croire le docteur Ammon , premier prédicateur de la cour de Dresde, Raphel signifierait orgueil, démarche hautaine; ilnirc/i, profondeur, d'après le Coran ; Mat, eaux du Styx ; Àlmi ou Alami, petit "enfant; Zabi, du monde: et ces mots réunis donneraient la phrase

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