Le mont Saint-Julien, qui s'é lîques
J'entendis mes enfants, sous les sombres mmrailles, Pleurer tout endormis et demander du pain. A ce qui s'annonçait d'angoisses pour mon sein , Ton cœur est bien cruel s'il ne sent mes alarmes. De quoi donc pleures-tu , si ne coulent tes larmes ?
Tous nous ne dormions plus , et l'heure s'avançait Où Ton nous apportait la triste nourriture; Chacun , en frémissant , à son rêve pensait •, Quand de la tour, en bas , j'entendis la serrure Se fermer à grand bruit ^ Sans prononcer un mot , Je regardai mes fils , dont rougit la paupière , Et je ne pleurai point : glacé, j'étais de pierre •. Eux , ils pleuraient. J'ouïs mon petit Anselmo Me dire : — A regarder ainsi , qu'as-tu donc, père î — Je demeurai l'œil sec : de mes lèvres un son Ne sortit ni ce jour ni la nuit tout entière, Tant qu'un nouveau soleil n'eut éclairé la terre.
Lorsqu'on la douloureuse et funèbre prison 11 eut fait pénétrer un débile rayon , Sur quatre fronts blêmis m'apparut mon visage. Au spectacle navrant ma douleur devint rage , Et je me pris, tordant mes poings , à les ronger. Eux , croyant que c'était par besoin de manger, Se levèrent soudain , disant : — Père , de grâce. Nous en souffrirons moins si tu manges de nous. Tu nous donnas ces chairs misérables à tous ; Reprends-les à cette heure et nous en débarrasse. — Je me tins cahne alors, pour n'accroître leurs maux.
Ce jour et l'autre encor, dévorant nos sanglots , Nous restâmes muets. Impitoyable terre.
6. Il raut admettre, bien que le TArno, afin qu'il n'y eût pas à re-i poète ne l'ait pas exprimé, que les venir sur Tarrét de condamnation, cinq prisonniers avaient fait le mémo
rêve. S. Sa pétrification datait du jour