Le parole grame. Les Gibelins parole grame
CHAKT XXVII.
Mais lorsque par la pointe elle s'ouvre une issue,
En donnant à ee feu, docile à la subir,
La double impulsion de la langue reçue ',
Nous entendons ces mots : — Toi, vers qui mon regard
Se dirige et ma voix; toi qui, pariant lombard ,
As dit : a Pars , en plus dire est peine superflue *.»
Pour être ouï , peut-être , arrivai -je un peu tard ;
Mais de rester encor ne te fais pas scrupule :
Vois, pour te parler, moi, je m'arrête et je brûle.
Au milieu de ce monde aveugle es-tu soudain
Tombé, nouveau venu, du doux pays latin
Que j'ai quitté , chargé d'un lourd péché naguère 7 ?
Les Romagnols ont-ils ou la paix ou la guerre?
Parle , car je suis né dans les monts , entre Urbîn
Et la cime où le Tibre à sa source s'épanche 8.
J'étais encor baissé, l'écoutant incertain, Quand mon guide me dit, en me pressant la hanche :
S. Ce tremblement de la flamme, faisxo, rend au mieux le double jeu de la langue sectaire.
€. Virgile n'a pas plu» parlé lombard que grec à Ulysse, et les mets dont il s'est servi pour le congédier sont du plus pur italien ; mais, pour les initiés» parler lombard ou latin signifiait s'exprimer dans le langage sectaire, et il pouvait y avoir danger à donner trop longtemps la parole à Ulysse. C'est pour cela que Virgile lui a dit précédemment : Più non faùjo, je ne veux pas t'ennuyer davantage.
7. Toi, membre illuminé de la secte, es-tu aussi, pour tes péchés, tombé du monde de lumière dans celui de l'ignorance et des ténèbres, sous l'empire du pontife que nous appelions le prince du monde, princeps mundi ?