Chargée qu'elle est du poids de ses iniquités
Né d*un sang libérait Int serait nécessaire^ etc.
22. La justice que rend ici Dante à la libéralité de Charles II d'Anjou, n'a pour objet que de faire ressortir l'avarice de Robert, digne allié, sous ce rapport, de cette louve dévorante alla bramosa voglia, che dopa 'l pasto ha più faine che pria.
Comme je me complais^ mon cher sire, à penser Que tu row, où tout bien commence et se termine^ etc.
23. Traduisez : Convaincu que tu envisages ainsi que inoi la Gaie science comme la source et le but, l'alpha et l'oméga de tout bien, c'est-à-dire de tout ce qu'embrasse B. EN. ou Béatrice-Enn'co, j'en suis d'autant plus heureux de t'cntendre stigmatiser ainsi la politique de ton frère. Nouvelle preuve de Talbigéisme du prince de Naples.
Et d'autant plus qu'en Dieu tu lat^ois dans mon Cttur.
2&. £n Dieu tout amour et justice, tel qu'il est entendu dans notre communion politique et religieuse, nostra fede; aussi ton gai langage m' ha fatto lieto, m'a confirmé d'autant plus dans les doctrines du gai savoir.
Apprends-moi donc comment.,..
D'une douce semence un fruit amer peut natlre,
25. Comment l'avare Robert a-t-il pu avoir pour père le libéral Charles II et |K)ur frère le généreux Charles Martel ?
.... S» je parviens à te faire apparaître Une vérité, frère, ete,
26. On va voir que la vérité exposée par le prince initié se réduira à nue démonstration sectaire.
Le hîM en ee royaume où iu franchis Vespace, été.
27. Nous relroovons encore ici dans la Icdre la doctrine de l'émanadon e4 celle des forces gnostiqucs, ^tvajutciç, mot que Dante traduit par virtùy et Ton comprend que, dans ce système, les influences sidérales eussent à jouer un rôle important. Mais dans Tcsprit, il s'agit uniquement de ce B.EN. résumant les deux principes politique et religieux régissant le ciel sectaire et les différentes branches de la science qui en étaient les astres. {Conv, ii.) C'était la providence impériale, désignée par le mot Nature, qui imprimait la direction à ces grands corps, car Dantô leur donne bien réellement ce nom : la diaieitica è minore nel suo corpo che nuit altra scîenza. C'était elle qui leur donnait force et vertu, fa esser virtute.
Ainsi non-seulemenl cette pensée immense^ De soi parfaite, etc,
28. Ce B.EN., type de toute perfection, pourvoit non-seulement, comme Providence ou Nature, à la bonne direction des sciences ou des deux, corpi grandi, d'où la lumière se répand sur les fidèles d'amour, mais il veille encore à ce qu'elles n'aient pas i s'aliérer par un mélange adultère avec les doctrines orthodoxes, fa esser virtute sua provvidenza, attendu qu'elle est parfaite, ou cathare, è perfetta da se.
Comme à son but précis laJUehe qui s*élance. -
29. La Providence impériale n'agit que dans un but arrêté et non pas capricieusement, comme la Papauté, que ne dirigent ni la justice ni l'amour.
S'tl n'en était ainsi U ciel que tuparcourst etc
30. Autrement ses effets ne se manifesteraient plus par les sept arts, étoiles ou nymphes, dans le ciel de la science que tu vas parcourant, non sarebberarti; elle n'enfanterait que des ruines comme Semiramis, la prostituée de Babylone, conduisant ceux qui la suivent, alla ruina^
"Et Itti-w^me, faiXtihU en premier^ U Très-Haut, etc.
Bl. 11 n'en saurait être ainsi, sans quoi il faudrait- admettre que les {rè$-€xcellents anges chargés de présider à chacune des blanches du gai savoir, peuvent être en défaut et, en premier, le suprême
architecte, directeur du Grand-Orient; toutes propositions hérétiques dans le Temple.
....On ne saurait admeUre. que de soii N*a%t pas chaque nature à sa lâche à suffire.
32. Vous le voyez, la Nature est infatigable, impossîbil cite stanchi, à bien faire , soit par elle-même, soit par les très-excellents anges, cke, intendendo, i cielx movono, et que le grand architecte a choisi parmi les Parfaits, gii ha perfetti.
....Serait-ce un destin pire Pour l'homme si sur terre il n'e'tait citoyen?
33. Pensez-^ous qu*il fût bien nécessaire de remonter si haut dans le ciel pour en venir à pareille question 7
Non, à croire le maUre en ce qu'il écrivit,
34. Au moyen âge, le maître par excellence était Aristote. (Voy. Politique, lib. I, cap. i, et lib. IT, 2.) Le maître veut donc que chacun fasse son métier et que les prêtres ne se mêlent pas de gouvernement, de guerre, etc.
L'un nait donc là Solon, un autre ici Xercès, etc.