Voyez ci-après, chapitre m
74 LA COMÉDIE DE MOLlEî».*..
Ce ne peut être qu'à l'époque où nous sommes ; alors coïncidaient sa pleine jeunesse et sa pleine liberté, car elle avait vingt-trois ans, et M. de Modène était loin de Paris. Qu'y a-t-il de vrai dans cette tradition? Ici encore toute preuve manque pour ou contre Madeleine. Assurément, elle n'était pas farouche, et sa liaison avec M. de Modène autorise bien des suppositions, d'autant plus que, dénuée de fortune, comédienne sans théâtre connu, sa situation appelait naturellement une protection galante. Toutefois, puisque M. de Modène lui revint à son retour d'exil, puisque, dans tout ce que l'on sait d'elle, on la trouve amie dévouée, femme de tète et de sens, raisonnant ses actions, puisqu'il n'y a contre elle que ces vagues propos qui courent toujours sur le compte d'une comédienne, n'est-il pas aussi naturel d'admettre que la protection dont elle avait besoin lui fut continuée à distance par M. de Modène? Plusieurs indices montrent que, jusqu'au second mariage du comte, en 1666, avec une autre qu'elle-même, elle conserva l'espoir de se faire épouser par lui, — ce qui n'avait rien de trop chimérique, puisqu'il se remaria avec une comédienne ; on a cru même, aux deux derniers siècles, qu'il y avait eu entre eux un mariage secret. A défaut d'autre considération, c'en était assez pour lui imposer envers son premier amant une fidélité d'autant plus solide qu'elle reposait sur l'intérêt. Je ne tiens pas à sa vertu plus que de raison : mère sans avoir été mariée et comédienne, elle avait dû prendre son parti de tout ce qu'on pourrait dire sur son compte ; il n'importe donc guère de tenter en sa faveur une réhabilitation qui n'irait pas sans un peu de ridicule. Mais il ne serait pas impossible que sa liaison avec M. de Modène ait été la première et la dernière. Cette liaison, en effet, ne prit fin qu'au moment où Madeleine atteignait ses quarante-huit ans, un âge
qui dut être pour sa vertu relative la meilleure des sauvec^ardes. Elle ne fut même pas rompue par la ruine d'une longue espérance ; elle changea simplement de caractère et devint une solide amitié.
Liaison de Molière avec les enfants Béjart; constitution et débuts de Vlllustre Théâtre. — Caractère des relations de Molière avec Madeleine Béjart. — Molière et ses camarades en province; existence des comédiens de campagne. — Madeleine caissière de la troupe; ses affaires d'intérêt et ses placements. — Talent de Madeleine comme comédienne; les soubrettes de Molière.
Cependant le moment approchait où l'existence de Molière allait se mêler étroitement à celle des Béjart. Dès sa sortie des écoles, ou même avant, assidu, comme ses futurs camarades, à tout ce qu'il y avait de spectacles dans Paris, aux parades du Pont-Neut comme aux représentations de Scaramouche, le fils du tapissier Poquelin avait été mordu, lui aussi, par le démon du théâtre. Un beau matin, lorsqu'il eut atteint ses vingt ans, il déclarait à son père furieux et stupéfait qu'il voulait être comédien. La connaissance des Béjart ne fut pas étrangère à sa résolution ; ses biographes le donnent à entendre ou le disent expressément. On a supposé, non sans vraisemblance, que, dès sa première jeunesse, avant d'entrer au collège de Clermont, le fils du tapissier avait pu rencontrer les enfants de l'huissier es eaux et forêts dans les endroits où il fréquentait comme eux. D'autre part, en 1642, il suppléait son père, comme valet de chambre tapissier du roi, dans u,ïi voyage de la cour en Languedoc. Or il ne serait pas impossible que Madeleine Béjart ait fait, elle aussi, partie de ce voyage, avec une
7fi LA COMÉDIE DE MOLIÈRE.
a bande de petits comédiens » pensionnés sur la cassette ^ Enfin, dans une énumération des principaux acteurs de Paris, Tallemant des Réaux dit à son sujet : «Elle est dans une troupe de campagne; elle a joué à Paris, mais c'a été dans une troupe qui n'y fut que quelque temps. Un garçon, nommé Molière, quitta les bancs de la Sorbonne pour la suivre. Il en fut longtemps amoureux, donna des avis à la troupe, et, enfin, s'en mit et l'épousa. » Les erreurs abondent dans ce peu de mots. Il est peu probable que Molière ait jamais étudié à la Sorbonne ; sa vocation pour le théâtre fut beaucoup plus prompte à se décider; son amour pour Madeleine peut, comme on le verra, être mis en doute et, en tout cas, c'est donner à cet amour beaucoup trop d'importance [ue d'en faire la principale, la seule cause de sa résolution; enfin, ce n'est pas Madeleine qu'il épousa, mais une de ses sœurs. Cette dernière confusion, en particulier, nous montre déjà avec quel soin il faut examiner les renseignements que donnent les contemporains de Molière sur son mariage et l'origine de sa femme. La jalousie et la haine en ont visiblement inspiré plusieurs, mais d'autres, auxquels on se presse trop de croire, ne sont que des propos en l'air, ou des affirmations à la légère, comme celle de Tallemant. Les biographes du poète sont moins explicites ; en revanche, leurs indications s'accordent entre elles. On peut les résumer en disant que, vers la fin de 1642, Molière, entraîné par un amour irrésistible du théâtre, se joignit à une troupe
1. M. H. Chardon fait observer [Nouveaux Documents sur les comédiens de campagne, vu) que l'on désignait alors couramment la troupe du Marais sous le nom de troupe des pelils comédiens; en ce cas, Madeleine Béjart aurait fait partie, à un moment de sa carrière, de cette compagnie fameuse. Mais il n'admet pas que la troupe du Marais ait alors quitté Paris.
d'amateurs, comme nous dirions aujourd'hui, « d'enfants de famille », comme on disait alors, troupe dont Madeleine faisait partie ; et que ces amateurs, après avoir joué quelques mois pour leur seul plaisir, résolurent de transformer leur passe-temps en profession.
Au commencement de janvier 1643, Jean-Baptiste Poquelin obtenait de son père une somme de six cent trente livres, à valoir sur la succession de sa mère et le futur héritage paternel ; le 30 juin suivant, il signait avec trois des Béjart, Joseph, Madeleine, Geneviève, et six autres comédiens, l'acte de constitution d'une troupe qui s'intitulait V Illustre Théâtre; il se décidait à monter publiquement sur les planches sous le nom de Molière ^ Pour donner ses représentations, la nouvelle troupe louait le jeu de paume des Métayers, à la porte de Nesle, sur l'emplacement d'où partent aujourd'hui les rues de Seine et Mazarine. Molière fut certainement pour beaucoup dans la conclusion de ces deux contrats, et la petite somme qu'il emportait de la maison paternelle n'y dut pas nuire. Mais la part des Béjart, de Madeleine surtout, la forte tête de la famille, ne fut pas moindre. On remarquera d'abord que l'acte du 30 juin fut signé (( en la maison de la veuve Béjart, rue de la Perle », c'est-à-dire, en réalité, chez Madeleine, qui, depuis la mort de son père, avait recueilli sa mère pour ne plus s'en séparer. En outre, tous les signataires de
1. Dans l'acte de société de Vlllustre Théâtre, Molière signe encore « Jean-Baptiste Poquelin » ; parmi les pièces authentiques venues jusqu'à nous, celle du 28 juin 1G4.4, contrat d'engagement du danseur Daniel Mallet, est la première où il ait signé « de Molière ». Ce nom de Molière, déjà porté par un romancier, Molière d'Essartines, auteur de Polixène, n'a pas fait naître moins d'hypothèses que celui de Grésinde, prénom de sa femme. Il se pourrait bien que le poète-comédien ne l'eût choisi que pour son euphonie, de même que d'autres comédiens se faisaient appeler Floridor, Rosimont, Bellombre et Bcausoleil.
l'acte, après avoir décidé que « les pièces nouvelles seront disposées (c'est-à-dire distribuées) sans contredit par les auteurs, sans qu'aucun (membre de la troupe) puisse se plaindre du rôle qui lui sera donné », tous reconnaissent à la seule Madeleine « la prérogative de choisir le rôle qui lui plaira* ». Enfin, Le Boulanger de Chalussay, imaginant, dans son Élomire hypocondre, une querelle de Madeleine avec Molière, marque expressément que ses frères et elle-même secondèrent de tout leur pouvoir l'association ardemment désirée par Molière. Le jeune homme, dans sa fureur de jouer, aurait songé un moment à se mettre comme boufïon aux gages de deux charlatans du Pont-Neuf, l'Orviétan et Bary. Madeleine lui disait donc :
Ce fut là que chez nous on eut pitié de toi. Car mes frères, voulant prévenir ta folie, Dirent qu'il nous fallait faire la comédie; Et tu fus si ravi d'espérer cet honneur, Où, comme tu disois, gisoit tout ton bonheur, Qu'en ce premier transport de ton âme ravie Tu les nommas cent fois ton salut et vie.
Ces frères étaient Joseph, que nous connaissons, et Louis. Bien que celui-ci ne soit pas nommé dans l'acte de société, il fit partie de la troupe jusqu'en 1670, époque à laquelle il embrassa, paraît-il, la profession des armes et devint lieutenant au régiment de La Ferté ; Joseph devait mourir prématurément en 1G59. Molière eut en eux des compagnons dévoués et des amis fidèles; de bons comédiens aussi, quoiqu'ils fussent affligés de disgrâces
1. Sur la manière dont se faisaient alors ces associations théâtrales, voyez la Comédie des comédiens^ 1633, de Gougenot, réimprimée en 1856 par VioUct-le-Duc, au tome IX de V Ancien Théâtre-Français, et en 1871 par Ed. Fournier dans le Théâtre-Français au seizième et au dix-septième siècle»
physiques, Joseph bègue, et Louis borgne et boiteux. Les débuts de Vlllustre Théâtre furent pénibles. En attendant que l'on eût terminé à la salle des Métayers les réparations et aménagements nécessaires, la troupe fit à Rouen, dans la patrie des deux Corneille, une sorte de voyage d'essai, et, de retour à Paris, elle donna sa représentation d'ouverture le 31 décembre 1643. Grand concours de curieux pour cette première représentation ; c'est, du moins, l'auteur d'Êlomire hypocondre qui le dit :
Ce fut un jour de fête, Car jamais le parterre, avec tous ses échos, Ne fit plus de ah! ah! ni plus mal à propos.
Concours unique et succès sans lendemain ;
Les jours suivants n'étant ni fêtes ni dimanches. L'argent de nos goussets ne blessa point nos hanches, Car alors, excepté les exempts de payer. Les parents de la troupe et quelque batelier, Nul animal vivant n'entra dans notre salle.
Madeleine s'ingénie cependant. Puisque ce titre sonore, Vlllustre Théâtre, ne suffit pas pour attirer la foule, elle obtient pour ses camarades, grâce à M. de Modène, la protection de Gaston d'Orléans, et la troupe se qualifie « entretenue par son Altesse Royale ». Cela n'améliore pas ses affaires ; à la fin de l'année 1644 il lui faut abandonner la porte de Nesle. Elle se transporte au port Saint-Paul, à la lisière du quartier à la mode, le Marais, près de la place Royale, où habitaient les gens du bel air. Sa malchance l'y poursuit et prend les proportions d'un désastre. Elle a beau faire appel à des poètes alors en renom, à Magnon, qui lui donne un Artaxerce, au frère de L'Hermite de Vauselle, Tristan
L'Hermite, dont la Mort de Sénèque fait remarquer Madeleine dans le rôle d'Épicharis : efforts et succès inutiles. La solitude est la même dans la salle ; les maigres recettes ne couvrent pas les frais. Il faut emprunter à grand'peine ; la mère des Béjart sacrifie le peu qu'elle a sauvé de sa réserve dotale ; Molière, comme le plus solvable de la troupe, engage sa signature et, hors d'étal de payer à Téchéance, il est emprisonné pour quelques jours au Châtelet.
Décidément, il n'y a plus à compter sur Paris. Que faire, cependant? Ces premières épreuves n'ont pas découragé les sociétaires de Vlllustre Théâtre ; hi^sission qui les anime est des plus tenaces qu'il y ait. Ils essayent peut-être d'un troisième local, le jeu de paume de la Croix-Blanche, au faubourg Saint-Germain, et, pour la troisième fois, ils n'y trouvent que le désert. Eh bien ! puisque Paris est pour eux sans yeux et sans oreilles, ils lanceront sur la ville béotienne l'anathème du poète de Juvénal ; ils la quitteront. La province leur reste ; et quelle partie de la province? Le Languedoc d'abord, que Madeleine Béjart connaît pour l'avoir pratiqué, et tout le Midi, et l'Est, et l'Ouest. En route donc pour le Midi, qui n'est pas blasé, pour ce pays de la bonne humeur et du rire facile, dont le ciel est clément à ceux qui courent les grandes routes! Vlllustre Théâtre roule ses toiles, enferme dans deux ou trois caisses ses oripeaux et son clinquant, charge le tout sur un chariot, met par-dessus la vieille mère Béjart et la petite Armande, puis il quitte Paris et commence les premières étapes du roman comique. Les Béjart emmènent avec Molière un déclassé, un fugitif de la maison paternelle, qui a scandalisé, presque déshonoré une honnête famille, qui a tâté du Châtelet, et, dans douze ans, ils le ramèneront, formé par l'expérience, riche d'impressions et de souve-
nirs, maître de lui-même et de son génie, mûr pour les chefs-d'œuvre.
Qu'étaient l'un pour l'autre Molière et Madeleine a ce moment de leur carrière? Des amants, répond une tradition très affirmative et qui remonte au temps de Molière lui-même. A examiner cependant le point de départ et les preuves de cette tradition, on trouve qu'elle repose sur des témoignag^es assez vagues ou fort suspects.
J'ai déjà cité le plus ancien, celui de Tallemant, et l'on sait avec quelle réserve il faut l'accueillir. Plus sérieux au premier abord est celui de Boileau, rapporté par Brossette : « M. Despréaux m'a dit, écrivait Brossette dans un cahier de notes personnelles, que Molière avait été amoureux de la comédienne Béjart, dont il avait épousé la fille M). Si j'ai pu établir la sincérité de la déclaration de 1643, il y a dans la seconde partie de la phrase une erreur qui diminue de beaucoup la valeur du renseignement contenu dans la première. L'auteur du propos manquait évidemment d'information précise, et l'on se l'explique aisément, bien qu'il ait intimement connu Molière. D'autre part, il importe de remarquer que ce n'est point Boileau qui parle, mais Brossette. Une affirmation directe de la part du premier serait d'un grand poids ; on ne saurait accorder la même confiance à Brossette, greffier consciencieux, mais quelque peu bavard et confus, des conversations de Boileau, et qui a trahi plus d'une fois la pensée de celui dont il couchait par écrit, sérieusement, dévotement, les moindres boutades. On est, dès lors, en droit de se demander si Boileau, l'ancien ami de Molière, ne se doutant guère que la postérité serait mise un jour dans la confidence,
1. Correspondance entre Boileau Despréaux et Brossette, édition A Lavcrdet, 1858, appendice, p. 517.
n'a point parlé ce jour-là un peu au hasard, comme il arrive dans la liberté d'un entretien familier. N'aurait-il pas hésité à ouvrir la bouche, s'il avait pu prévoir quel chemin ferait cette grave imputation, grâce à celui qui l'écoutait? Quant à Brossette, il a été un peu léger dans cette circonstance ; il écrivait, lui, et il aurait dû réfléchir, avant d'admettre, dans un recueil fatalement destiné à tomber plus tard aux mains du public, un propos également fâcheux, bien qu'à divers titres, pour Molière, pour Boileau et pour lui-même.
On prétend trouver dans la correspondance de Racine une preuve plus forte. Il écrivait à l'abbé Levasseur, en décembre 1663 : « Montfleury a fait une requête et l'a donnée au roi. Il l'accuse d'avoir épousé la fille et d'avoir été autrefois l'amant de la mère. Mais Montfleury n'est point écouté à la cour ». Je suis obligé d'adoucir les termes, très crus dans l'original. Ce qui résulte clairement du passage, c'est que Montfleury accusait Molière d'avoir épousé sa propre fille ; c'est là le point de départ de l'abominable calomnie qui a longtemps pesé, qui pèse encore sur la mémoire de Molière. On s'étonne de voir Racine, qui, à ce moment, était encore l'ami de Molière, peut-être son obligé, accueillir et propager aussi légèrement un pareil bruit. Ces malheureuses lignes sont écrites d'un ton par trop dégagé ; d'autant plus que, sans elles, on ne connaîtrait même pas l'existence d'un factum qui n'a point laissé d'autres traces. Racine croyait-il lui-même, ne croyait-il pas à la vérité de l'accusation? Elle lui est indifférente ; c'est tout ce qu'il laisse voir. Quant à Montfleury, il se vengeait par la plus déloyale des armes, la délation calomnieuse, d'une simple blessure d'amour-propre. Comédien de l'Hôtel de Bourgogne, c'est-à-dire d'une troupe rivale de celle de Molière, il avait vu sa déclamation emphatique tournée en ridi-
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cule dans rimpromptu de Versailles. A cette parodie assez vive, il fit d'abord répondre par une autre, rimpromptu de VHôtel de Condé, œuvre de son propre fils : jusque-là, rien que de légitime, quoique cette réponse soit aussi méchante que plate. Mais cela ne lui suffispit pas ; fou de rage et de haine, il espéra perdre ^'m seul coup son ennemi ; il cria tout haut, il formula par écrit ce que d'autres disaient tout bas. De preuves, il n'en donnait sans doute et n'en pouvait donner aucune. On devine le cas que Louis XIV fit de l'odieuse requête par la conduite qu'il tint peu de temps après : il voulut être le parrain d'un fils de Molière. C'était la plus éclatante réparation que le poète pût désirer.
Treize ans plus tard, c'est-à-dire trois ans après la mort de Molière, en 1676, l'accusation de Montfleury était reprise par un homme qui valait encore moins, le sieur Guichard. Celui-là était une sorte de faiseur d'afi'aires, un entrepreneur de fêtes et de spectacles. Il convoitait le privilège de l'Opéra ; mais Lulli, qui en jouissait, n'étant nullement disposé à l'abandonner, il essaya, paraît-il, de se débarrasser de lui en l'empoisonnant. Une enquête fut ouverte, et, au nombre des témoins à charge, se trouva la veuve de Molière. Guichard lança aussitôt contre ces témoins un mémoire dans lequel, entre autres imputations infamantes à l'adresse d'Armande, il la traitait « d'orpheline de son mari » et de « veuve de son père ». Dans ce mémoire et au cours du procès, qui se termina pour lui par une condamnation sévère ^, Guichard nous apparaît comme un homme privé de sens moral,
1. Ch. L. Livet, Armande et le procès Guichard, dans les notes sur les Intrigues de Molière et celles de sa femme, 1877 ; J. Loise- Icur, Molière, nouvelles controverses sur sa vie et sa famille, 188G, IV.