‹ La comédie de MolièreChapitre 36 sur 94 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

HARPAGON, FROSÎKS.

HARPAGON, bas.

Tout va comme il faut. [HautA Hé bienl qu'est-ce, Frosine?

FROSINE

AU! mon Dieu, que vous vous portez bien, et que vous avez là un vrai visage de santé I

HARPAGON

Qui ? moi I

FROSINE

Jamais je ne vous vis un teint si frais et si gaillard.

HARPAGON

Tout do bon?

FROSINE

Comment ! vous n'avez de votre vie été si jeune que vous êtes ; et je vois des gens de vingt-cinq ans qui sont plus vieux que vous.

HARPACOX.

Cependant, Frosine, j'en ai soixante bien comptés. '

FROSINE

lié bien ! qu'est-ce que cela, soixante ans? Voilà bien de quoi! C'est la fleur de l'âge, cela; et vous entrez maintenant dans labelle saison de l'homme.

HARPAGON

Il est vrai; mais vingt années de moins, pourtant, ne me feraient point de mal, que je crois.

FROSINE

Vous moquez-vous? Vous n'avez pas besoin de cela, et vous êtes d'une pâte à vivre jusquesà cent ans.

HARPAGON

Tu le croîs ?

FRO-IRB.

Assurément. Vous en avez toutes les marques. Tenez-vous un 1>eu. Oh ! que voilà bien là, entre vos deux yeux, un signe de ongue viet Uni pugon et Frosine.

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