‹ La comédie de MolièreChapitre 64 sur 94 · JACQUES, UN COMMISSAIRE · texte numérisé non relu

JACQUES, UN COMMISSAIRE

HARPAGON, Ahl 611e scélérateI fille indigne d'un père comme moi I c'est ainsi 3ue tu pratiques les leçons que je t'ai données? Tu te laisses pren-re d'amour pour un voleur infâme, et tu lui engages ta foi sans.mon consentement I Mais vous serez trompés l'un et l'autre. (A Elise.) Quatre bonnes murailles me répondront de ta conduite; (d Valère) et une bonne potence, pendard effronté, me fera raison de ton audace.

VALÈRB.

Ce ne sera point votre passion qui jugera l'affaire, et l'on m'é-coulera, au moins, avant que dente condamner,

HARPAGON

Je me suit abusé do dire une potence ; et tu seras roué tout vif.

ÉLISE, aux genoux d'Harpagon.

Ah I mon père, prenez des sentiments un peu plus humains, je vous prie, et n'atlez point pousser les choses dans les dernières vio-lences du pouvoir paternel. Ne vous laissez point entraîner aux premiers mouvements de votre passion, et donnez-vous le temps cle considérer co que vous voulez faire. Prenez la peine de mieux voir celui dont vous vous offensez. Il est tout autre que vos yeux ne le jugent; et vous trouverez moins étrange que je me sols don* née à lui, lorsque vous saurez que, sans lui, vous no m'auriez plus il y a longtemps. Oui, mon père, c'est celui qui me sauva de ce grand péril que vous savez que je courus dans l'eau, et à qui vous devez la vie de cette même fille dont...

HARPAGON

Tout ce'a n'est rien; et il valait bien mieux pour mot qu'il te laissât noyer que de faire ce qu'il a fait.

ÉLISE

Mon père, je vous en conjure, par l'amour paternel, de me..,

HARPAGON

Non, non; je veux rien entendre, et il faut que la justice fasse son devoir.

MAITRB IACQUKS, a part.

Tu me paierai mes coups de bâton I

PROSINB, à part.

Yoici un étrange embarras I 90 L'AYARB,

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