‹ La comédie de MolièreChapitre 68 sur 94 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

AROAN, TOINETTB,

TOiNRTTE, en entrant,

ARGAN

On y va.

Ah! cniennoi an! carogne !

TotXETTB, faisant semblant de s'être connè la tite.

Diantre soit fait de votre impatience I Vous pressez si fort les personnes, que je me suis donne un ^rand Cuup de la tète cutitre la carnj d'un volet.

ARC AN, en colère.

Ah! traîtresse I...

TOisETTE, interrompant Argan,

Ahl

ARGAN

TOINETTB.

Ahl

ARGAN

Il y a une heure...

TOWKTTB.

Ahl

ARGAN

Tu m'as laissé...

TOINETTB.

Ah!

ARGAN

Tai3-toi donc, coquine, que je te querelle.

TOINKrTB.

Çamon, ma foi, j'en suis d'avis, après ce que je mo suis fait.

ARGAN

Tu m'as fait égosiller, carogne.

TOINETTB.

El vou3 m'avez fait, vous, casser la tôle : l'un vaut bien l'attire. Quitte à quitte, si vous voulez.

ARGAN. ,--.-

Quoi ! coquine... /• X

TOINETTB . \

Si vous querellez, jo pleurerai. ' !. - ]

ARGAN, ; ! "-/ . Me laisser.traitresso... \ /

TOINETTB, interrompant encore Argon.

Ahl

COÏIBD. DB MOL. 5 tS LE MALADE IMAGINAIRE, Chienne, tu veux...

TOINETTB.

Ahl

ARGAN

Quoi 1 il faudra encore que je n'aio pas le plaisir de la quereller t

TOIXETTE.

Querellez tout votre soûl : jo k« veux bien.

ARGAN

Tu m'en empêches, chienne, en m'intcrrompanl à tous coups.

TOI NET TE

Si vous avez !<î plaisir do quereller, il faut bien que, de mon côté, j'aie le ple'sit de pleurer : chacun le sien, ce n'est pas trop. Ahl

ARGAN

Allons, il faut en passer par là. Ote-moi ceci, coquine, ôte-raoi ceci [Après s'être levé.) Mon lavement d'aujourd'hui a-t-il bien opéré t

TOINETTB.

Votre lavement T

ARGAN

Oui. Ai-je bien fait de la bilo t

TOINETTB.

Bla foi! je ne mo môle point de ces aiTairos-Ià ; c'est à monsieur fleurant à y mettre le nez, puisqu'il en a le profit.

ARGAN

Qu'on ait soin de mo tenir un bouillon prêt, pour l'autre que jo dois tantôt prendre. >

TOINETTB.

Ce monsieur Flourant-là et ce monsieur Purgon s'égaient bien sur votre corps; ils ont en vous une bonne vache à lait, et jo vou-drais bien leur demandor quel mal vous avez, pour faire tant de remèdes.

ARGAN

Taisez,-vous, ignorante; ce n'oU pas à vous à contrôlor les or-donnances do la médecine. Qu'on mo fasse venir ma ûlie Angéli-que /j'ai à lui dire quoique chose

TOINETTB.

La voici qui vient d'elle-même ; ello a deviné votre pensée.

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