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CEUX QUI NE SAVENT PAS VIEILLIR

Aussi se rencontre-t-il çà et là des hommes vieux et des vieilles femmes qui s’épuisent à jouer la comédie de la jeunesse, croyant ainsi détourner l’attention et désarmer la malveillance de ceux qui, malgré tout , cherchent à conquérir leur place.

Hélas ! les rides comblées avec du blanc et du rose ne s’en accusent que mieux. Les cheveux, outrageusement noirs ou cruellement blonds, ne s’harmonisent plus ni avec les chairs ni avec le regard.

La taille, quelque sanglée et maintenue qu’elle soit, n’a plus son élasticité ni sa souplesse. Les allures, les mots et les expressions d’un autre âge détonnent péniblement en eux et chagrinent l’oreille comme le grincement faux des vieilles girouettes. La vieillesse n’a fait que perdre sa dignité, je dirai même sa grâce, et n’a trompé personne , pas même elle.

Les simili-jeunes dans l’espèce de l’homme ont peut-être moins de valeur encore que les simili-vieux dans l’espèce de la curiosité et du bibelot. Mais avec l’homme, il faut bien que la comédie ait sa raison d’être jusqu’au bout.

Celui qui veut être utile aux siens comme à son pays, peut l’être jusqu’à la vieillesse extrême. Le difficile est de savoir s’arrêter à temps et changer, comme il est convenable de le faire, la nature de ce qu’il faut donner autour de soi. Il est certaines gens infatués de leur personne qui,

au parterre jusqu’au moment où ils sont forcés enfii de comprendre, et de passer au rôle qui leur convient.

pareils à ces vieilles actrices, vieilles danseuses ou vieille

coquettes, chez lesquelles la prétention est passée à l’éta chronique, persistent à occuper la scène où ils s’agiten douloureusement pour eux-mêmes et pour la galerie esquissant de pénibles pirouettes et envoyant des baiser

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