‹ La comédie de notre tempsChapitre 113 sur 121 · SOUS LA REMISE · texte numérisé non relu

SOUS LA REMISE

Quand la vie a été remplie par le travail, le repos n’est-il pas nécessaire? Les gens qui viennent après ceux qui occupent les places et qui brûlent d’occuper ces places à leur tour, ont décrété ce repos obligatoire. Arrivés à un certain âge, les gens sont mis à la retraite et placés sous la remise.

Les remises pour les petites gens et les ouvriers sont les Petits-Ménages, les Incurables, les portes des églises, les ponts fréquentés, Sainte- Périne, les Invalides, enfin les demeures hospitalières où l’on trouve le dernier lit préparé aux frais des contribuables, et dont, juste leçon donnée par la loi, on prélève en grande partie la dépense sur les plaisirs et les spectacles de ceux qui s’amusent et jouissent gaiement de la jeunesse et de la santé.

Mais il est aussi des retraites splendides et des remises opulentes.

Les remises enviées et jalousées par tous sont l’Institut, et surtout, de toutes les classes, l’Académie française.

COSTUMES ET VISAGES

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