CONSEILS AUX ASPIRANTS BACHELIERS
i vous êtes ferrés sur votre Manuel, et que vous sachiez le dévider sans hésitation d’un bout à l’autre, vous pouvez sans crainte prendre voire inscription dans les premiers jours qui précèdent les vacances et la fin des études. Sinon, soyez prudents. Une fournée de ^ forts et d’exercés à ces luttes de questions et réponses, se précipite généralement sur les premiers jours, afin de recevoir plus tôt cette
précieuse bricole sur le cou.
Messieurs les examinateurs sont encore frais émoulus , ils varient leurs questions, ne sentent point encore la fatigue, et sont gâtés par les bonnes réponses.
Cependant, comme ils ne pourraient se résigner à recevoir tous les candidats, ce qui serait contraire à toutes les traditions, ils en sacrifient toujours quelques-uns çà et là, pour le bon exemple, et si vous n’êtes point dans les imperturbables , il est bien à craindre que la foudre vienne à tomber sur vous.
Laissez donc passer le flot des forts, des malins et des piocheurs. Cela dure une dizaine de jours à s’écouler; viennent alors les distraits, les débiles et les insouciants , parmi lesquels il est plus facile de décrocher la précieuse timbale.
Vous avez heureusement doublé le cap dangereux de la version , et votre numéro d’ordre vient enfin d’être proclamé à son tour.
Que votre tenue ne soit ni négligée ni flambante.