PREMIER ACTE
Towx Bouror. — Attention ! Mesdames, la toile est levée, voilà Capoul. Ah! r’lan ! rataplan ! je bats aux champs.
Irma. — Pauvre petit Capoul ! Eh bien! là, vrai, je regrette ses moustaches.
Oscar, — Le fait est qu’il est devenu affreux, la bouche a triplé.
Maxime. — Oui, la bouche est grande et vaste ; elle semble doublée de
satin noir.
Jouerre. — Pure jalousie. Moi, je le trouve aussi laid qu’Oscar.
Oscar. — Merci.
Tony BouLor. — Capoul est en baisse. Je vends vingt-cinq Capoul à découvert fin du mois.
Oscar. — Cest égal, j'ai eu tort de ne pas vendre plus d’Italiens; trois francs de baisse en quatre jours, c’est joli.
Tony BouLor. — Je vous l'avais bien dit.
Maxime. — Voila un chœur de femme qui est réussi; c’est délicieux. Ces pelites pensionnaires ne sont pas de votre avis : voyez comme elles lui passent la main dans les cheveux.
Juuerre, — Moi, j'ai un faible pour Sainte-Foy. Il a surtout deux dents et demie sur le devant qui font ma joie. Dis donc, petit, tu devrais linviter pour souper ce soir. Seulement je demande un autre cabaret. Rien de la Maison-d’Or. À bas les écrevisses!
Irma. — Écoutez ce petit air de Capoul, c’est gentil; mais quand donc va entrer Dupuis? Moi, d’abord, quand on joue de POffenbach, si je ne vois pas
avancer Dupuis ou Léonce, ça me gêne.
Tony Bouror. — Dupuis qui s’avance,
Puis qui s'avance.
Maxime. — Voilà le départ, ça sent la fin de l'acte. (Chantant.)
Allons, allons, allons,
Partons, partons, partons.
Tony Bouzor. — (17 chante.) Pars pour la Crète ! Pars pour la Crète!
On connait ses auteurs.
Les voisins. — Silence! (La toile baisse. — Vifs applaudissements.)