‹ La comédie de notre temps ... études au crayon et à la plumeChapitre 186 sur 200 · LE GUIDE DU PARRAIIN -ET DE LA MARRAINE · texte numérisé non relu

LE GUIDE DU PARRAIIN -ET DE LA MARRAINE

La marraine offre simplement au bébé, ssom filleul ou sa filleule, le bonnet et la robe de baptême ; les rubans roses si c’est un gazrçzon, bleus si c'est une fille. Toutes les autres dépenses sont à la charge du parrain.

Celui-ci doit à la jeune mère un souveemir élégant et de bon goût, accompagné de plusieurs boîtes de dragées.

A la marraine, jadis, on donnait une boiîte: de gants. Cet usage de donner quelque chose de trop utile est devenu vulgaire. On peut offfirir un bouquet et un objet de fantaisie d’une légère valeur intrinsèque, mais d’une aussii sgrande valeur artistique ou de goût que l’on voudra, ou que l’on pourra.

Une quantité de boîtes de bonbons, qui \værient de six douzaines à douze douzaines de boîtes, pour les parents, les amis, la garde, la nourrice, les domestiques.

Un présent pour l’ecclésiastique qui adrmiinistre le baptême. Ce présent se compose, suivant l'habitude des départements, soit cde pièces d'or ou d'argent, placées dans une boîte de bonbons, soit d’un objet utile. À JPéaris, la boîte est de rigueur.

Il y a encore à donner quelques menuees pièces d'argent au suisse, au bedeau, aux enfants de chœur. Des aumônes aux pauvrees qui se pressent à l'entrée de l’église. De l’argent à la garde, à la nourrice. Enfin, se prrécoccuper des voitures, si l’on n’en a pas soimême, amener les siennes si l’on en a.

La marche se règle ainsi : Le parrain eet la marraine précèdent l'enfant, qui les suit immédiatement, porté par sa nourrice, ou poarr la garde, si la mère peut accomplir jusqu’au bout sa tâche maternelle.

Puis vient le père, puis les grands parentts: et Les personnes invitées à la cérémonie.

Le parrain et la marraine récitent le Creedto et prennent les engagements chrétiens pour le compte du bébé.

De là leur obligation de se préoccuper |pllus tard de la façon dont il est élevé , et de le suivre dans le développement graduel de: sa vie.

Le parrain et la marraine doivent reconadtuire l'enfant nouvellement baptisé à la jeune mère, et recevoir ses remerciments en échaanige de leurs félicitations,

Généralement, un déjeuner et un dinerr ttraditionnels se rattachent à la cérémonie. À moins de circonstances particulières, on atttend le rétablissement de la mère, afin qu'elle puisse y participer et en faire les honneurs;.

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La main droite La main gauche,

Ox a beaucoup médit du mariage.

Il n’en est pas moins vrai que, jusqu'alors, on a eu beau chercher, on n’a pu rien trouver de mieux.

Léguons à nos arrière-neveux le soin de résoudre le problème, et contentons-nous de le représenter tel qu'il est encore de nos jours, c’est-à-dire comme la base de la famille, laiguillon du travail, de la pré-

voyance et de l’économie, l’origine du respect, de l’obéissance, sans lesquels il n’y a de possible ni réunion d'hommes ni société.

Condamner le mariage sous prétexte que certains en méconnaissent les principes; que les coups de canif lacèrent les contrats; que plusieurs maris assassinent leurs femmes ou que plusieurs femmes empoisonnent leurs maris, c'est condamner les diners sous prétexte que certains s’indigèrent, ou le vin parce que d’autres s’enivrent, ou le feu qui réchauffe parce que d’aucuns s’y brülent.

La génération sceptique et dévoyée qui a produit les incendiaires, les massacreurs et les communards, n’est-elle point la fille de celle qui a produit les œuvres dirigées contre le mariage, la famille et les vieilles conventions religieuses et sociales, détruisant dans l’esprit du lecteur le respect de ce qu’il avait respecté jusqu'alors, sans lui donner autre chose en pâture que des aspirations vagues et indéterminées ?

OEuvres malsaines qui ont eu leur vogue, mais que ceux ou celles qui les ont commises regrettent ou désavouent quand le temps a dessillé leurs yeux, et que le sang des passions, mauvaises conseillères, a cessé d’être incandescent dans leurs veines.

Je me souviendrai toujours de l’étonnement d’un étranger qui, après être venu plusieurs fois à Paris, qu’il croyait connaître pour avoir couru les théâtres, les restaurants à sensation, les bals publics, avoir lu les feuilletons et les livres, se trouvait tout à coup transporté et introduit dans le milieu tranquille et honnête, qui est celui de la plupart des familles, où il n’a pu observer d’autres drames que celui de la lutte du travail contre la difficulté matérielle de la vie, d’autre passion que celle du devoir, d’autre feu que celui du foyer.

Où les pères et mères étaient entourés de tendresse et de respect, où l’on avait le culte des ancêtres et la sollicitude des enfants.

Il ne pouvait revenir de sa stupéfaction.

— Mais expliquez-moi donc ce que tout cela veut dire, nous disait-il, je ne

saurais rien comprendre maintenant à tout ce qui s’est passé devant mes yeux?

Tenez, ajoutait-il, je dois vous l'avouer, je suis aussi confondu que je suis indigné.

Comment ! voici la vie que mène ici, dites-vous, le plus grand nombre, et ceux d’entre vous qui prétendent vous dépeindre, et que naturellement nous croyons sur parole, passent leur temps et fatiguent leur plume à vous représenter sous les couleurs les plus criardes, les plus aiguës et les plus différentes de celles que je constate maintenant! Je lis vos livres, et j'y vois les femmes corrompues, les hommes avides de jouissance et rebelles au devoir comme au travail, les fils et les filles odieux et dévergondés avant l’âge. Je vais à vos théâtres, et je n’y vois qu’adultères, tromperies, trahisons, crimes de toutes sortes; on s’y tue, on s’y massacre, on s’y empoisonne à plaisir, on s’y moque de tout ce qui est sacré, de ce qui est légendaire, de ce qui est sentiment et respect. Tout cela sous prétexte de peinture de mœurs et de couleur locale.

Comment diable voulez-vous que nous n’acceptions pas ce que vous dites vous-mêmes de vous? D’autant plus que vous lisez vous-mêmes ces choses; que vous allez les voir, et que vous ne protestez pas, et que vous ne vous indignez pas, que vous applaudissez même. Voilà où je cesse de comprendre.

Mais si votre société était telle que vous vous plaisez à la dépeindre dans vos théâtres et dans vos livres, trouvez-vous hors de justice que de tous les coins de l’Europe on crie haro contre vous et qu'on vous appelle la grande Babylone, la ville qu’il faut détruire : Delenda Carthago?

Vous vous plaisez à laisser trôner dans toutes vos œuvres, ou des impossibilités, ou des aberrations, ou des anomalies, et vous vous étonnez que vos auteurs soient crus dans leurs dires.

— Mais enfin, répondions-nous, ceci est affaire de spéculation, rien autre. Il faut aiguiser la curiosité, si l’on veut attirer un public avide d'émotions; il faut bien l’entraîner à soi par des spectacles ou des lectures qui le sortent

de l'ordinaire et qui lui montrent le contraire de ce qu’il voit chaque jour. Un

mouton à cinq pattes l’intéressera, un mouton à quatre pattes le laissera parfaitement indifférent ; le veau à deux têtes le passionnera peut-être, un veau à une seule tête, comme il en voit chaque jour, ne saura le déranger d’une semelle.

Nos auteurs en sont maintenant, jusqu'à ce que le goût change, au mouton à six pattes; ils vont prochainement arriver au veau à trois têtes. Avec beaucoup de poivre et toutes les épices connues, quel succès!

— Oui, mais quel empoisonnement et quel suicide !

Vous ne voyez pas que les masses se modèlent sur ce que vous leur mettez

COSTUMES ET VISAGES

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