PRÉCEPTES RAMASSÉS
— Mariez-vous, vous ferez bien;-ne vous mariez pas, vous ferez encore mieux.
— Mariez-vous le plus rarement que vous pourrez.
— Mariez-vous bien, — si vous pouvez.
— Prenez une belle femme si vous lui plaisez.
— Prenez une femme qui ne soit pas belle si elle ne vous déplaît pas.
— Souvenez-vous que la beauté passe et que la laideur reste.
— Quand il n’y a pas de foin au moulin, les ânes se battent.
—- Il faut que le mari apporte la soupe, mais la femme doit apporter le rôti.
Choisissez dans tous ces proverbes ceux qui vous gênent le moins, et finissez comme les contes de Perrault :
Ils furent très-heureux et eurent beaucoup d'enfants.
De nos jours, il est vrai, avoir beaucoup d’enfants n’est pas le moyen le plus certain pour être très-heureux , au moins au point de vue de l'argent.
Mais enfin on s'arrange du moins mal possible, et l’on est heureux si l’on peut.
Soyez heureux, c'est là le vrai bonheur !
a dit le profond philosophe M. Prudhomme. Jusqu'ici l'on ne connait point de meilleure recette.
Je ne vais jamais aux enterrements, disait un homme connu; je ne serais même pas fâché de me dispenser d’aller au mien.
Ce monsieur avait tort. Les cérémonies de l'enterrement sont les dernières politesses faites à celui qui s’en va. L'homme poli, lui , ne saurait se dispenser d'assister à une cérémonie funèbre à laquelle il a été invité par une lettre spéciale.
À l’heure annoncée, vous vous rendez à la maison du défunt dans une tenue sombre et sévère.
Là vous êtes reçu par des parents auxquels vous adressez quelques mots de condoléance.
Et vous vous dirigez vers l’église ou le temple, suivant la croyance religieuse qu'avait le défunt.
On doit assister au service avec gravité et le plus de silence possible.
Si le défunt était un ami ou un supérieur, on le conduit Jusqu'au cimetière.
Il n’est pas nécessaire de faire un discours.
En quittant le cimetière, la coutume est d'aller saluer les héritiers du défunt ou de leur serrer silencieusement la main.
Dans les classes les plus infimes et les plus en opposition contre tout ce qui est tradition et respect, un dernier respect cependant a surnagé au naufrage de tous les autres : le respect de la mort.
Et devant le cadavre qui passe, devant le convoi riche ou pauvre qui conduit le défunt à sa dernière demeure, chapeaux et casquettes de toute provenance se lèvent, tous les fronts se découvrent.
Hommage inconscient, même du plus ignorant ou du plus perverti, à ce grand inconnu qui fait la vie et qui fait la mort,
si
Il y à plusieurs sortes d’enterrements :
Enterrement politique ;
Enterrement littéraire ;
Enterrement scientifique ; Enterrement privé.