LE COSTUME DE LA FEMME COMME IL FAUT
OUT ce qui vise à l'effet est de mauvais goût; si tout le monde vous regarde, c’est que vous n'êtes pas mise convenablement.
Vous êtes ou trop parée, ou trop recherchée, ou ornéc à l'effet.
Ainsi que le dit M. le baron de Mortemart, les femmes véritablement distinguées sont des types à connaître et à imiter, soit dans leurs
habitudes de salons, soit dans leur vie de château.
Elles savent y paraître avec les élégances de la mode, mais sans exagération, et surtout sans les grands effets de dames ou demoiselles qui n’appartiennent qu'au demi-monde ou qui sont plus bas encore.
Dans les rapports intimes avec les femmes comme il faut, vous remarquerez même qu'elles sont d’une simplicité telle, que le petit monde ne le comprendrait pas.
Il y a des lois secrètes dont Les femmes de la haute aristocratie gardent les mystères. Il faut pouvoir vivre dans l'intimité d’une très-grande dame qui a cent mille écus de diamants, tirés seulement de leur écrin deux ou trois fois par année, qui possède toutes les dentelles du vieux temps, toutes les soieries du nouveau, et qui ne s'habille que par extra, pour comprendre tous les charmes de la simplicité.
Les robes de laine l'hiver, les robes de toile l'été, font tous les frais de leur toilette.
Cest ce qui prouve une fois de plus que la toilette ne consiste pas tant dans
le vêtement que dans une certaine façon de le porter.
La femme comme il faut ne cherche pas à devancer la mode ni à l’imposer ; elle l’accompagne pour ainsi dire discrètement, assez pour ne point paraître protester contre son temps, et pas trop pour n’en point sembler l’esclave.
Elle choisit avec le sentiment de sa nature et de ses formes ce qui leur