LE COSTUME DE LA FEMME COMME IL FAUT
convient plus spécialement, écartant avec soin les excentricités tapageuses, émondant les contours, éleignant les tons audacieux ou criards, harmonisant les lignes et les nuances. Elle sait donner à tout le cachet et le style de la personnalité.
Chaque année, comme nous avons dit, les trois ou quatre couturiers ou couturières se sont entendus et copiés, le plus souvent d’après des audaces de théâtre.
Lorsque les confectionneurs ont suivi les couturiers, il en ressort ou un tout ensemble, ou seulement une confection que tout le monde endosse sans distinction ni de situation ni d'habitude, ni même de mœurs, et voilà le régiment qui passe et repasse.
Cest ainsi qu’il y a une dizaine d'années toute cette population s’est une fois endimanchée, et l'usage est resté.
La femme de goût ne consent pas à subir servilement les fantaisies du confectionneur, et ne se laisse pas habiller comme le soldat pour son uniforme, dont la mesure a été prise sur une guérite.
À l’aide de je ne sais quoi, elle sait faire de ce passe-partout, pour ainsi dire fait à l’'emporte-pièce, quelque chose d’intime et de personnel. Ce n’est qu'un rien, et c’est tout