SCÈNE DEUXIÈME
GASTON, préscDlanl sa montre.
Voyez... Édition Brdguet.
ALICE
Cinq heures moins dix !
' GASTON
Comme j’ai l’honneur de vous le montrer.
ALICE, désignant la pendale.
Mais VOUS me disiez hier...
GASTON
Qu’elle retardait de cinq quarts d’heure.
Eh bien ?...
GASTON
Je l’ai remise à l’heure, ce matin, avant de partir.
ALICE à part, arec snrpriso joyeuse.
Ah I (liant.) La fièvre l’aura reprise...
GASTON
Apparemment...
ALICE, avec joie.
Alors... Vous êtes même en avance de dix minutes?...
GASTON
Est-ce un reproche ou un compliment ?
ALICE
Embrassez-moi et parlons vite. (Tout en metuot son châio.) Avezvous bien répété ?
GASTON
, Ahl... Figurez-vous que M. d’Auteserre, l’un de nos deux acteurs du Village, est appelé, par une dépêche, en province. ALICE, arec joie.
Et vous ne jouez pas demain ?... s
GASTON
Ce sérail/ faire faillite aux pauvres,... créanciers sacres!.. . Nous avons substitué et répété le Caprice.
ALICE, trossaillan).
Le Caprice !
GASTON
Je sais le rôle de « Cliavigny, » mademoiselle d’Embrun connaît celui de t madame de Léry » et madaiiio de Salins celui...
ALICE
üe Mathilde!
GASTON
Oui... Venez-vous?...
ALICE, à pari.
Celle qu’on embrasse !...(lJaui.) Et vous avez répété le Caprice?
GASTON.'
Sans doute.
.VLICE.
Ah ! je déteste cette pièce,... je vous en avertis.
GASTON
C’est lu perle théâtrale d’Alfred de Musset.
La pièce est bien connue.
GASTON
Tous les billets sont placés.
ALICE
Gaston, ce me serait un vrai grand chagrin de vous y voir jouer.
GASTON
Ce n’est pas sérieux.