CHAPITRE II
LE THÉÂTRE DES PRINCES DE GLERMONT ET d'oRLÉANS
La parade et les spectacles de société. — Un teinturier littéraire : Salle. — « Avez-vous lu mon dernier mandement?» « Et vous, Monseigneur? » — La parade a ses grandes et ses petites entrées chez les princes. — Désentelles et Collé. — 11 faudrait bassiner tous ces lits-là. — Une orgie scénique 88
Le comte de Clermont. — 11 réunit en sa personne une quintessence d'abus et comme une synthèse de vices sociaux. — Moitié plume et moitié rabat. — Faux ménage avec mademoiselle Leduc. — La croix de Saint-Louis de l'état de danseuse. — Il faut toujours, quand on étudie le xviii* siècle, avoir sous les yeux ses onze dernières années. — La Société des Arts. - Clermont membre de l'Académie française. — Epigrammedu poète Hoy. — L'orthographe du prince. — Deux favoris : le Singe et Cupidon-Billy. — Style macaronique ou graveleux. — Le général des Bénédictins à Berny. — Lettre en style de parade. — ^Madame de Marchais; son mariage avec l'Ange Gabriel. — Journées de campayiie. — La foire du Parnasse. — Laujon; sa définition de la chanson, de l'amphigouri et du pot pourri. — Un argument en faveur du libre arbitre. — Laujon eut le génie du médiocre amusant. — Le Couvent : il est aussi des modes pour le voile. — Une fête de co:;v.i!"s/cnro. — Laujon protégé du comte de Clermont 96
Le Corneille de la parade, Collé. — Une plaisante mysti-
fication. Le premier dîner du Caveau. — Haguenier et le Régent. — Un amphigouri de Collé met en défaut la sagacité de Fontenelle. — Comédies satiriques et réalistes : La vérité dans le vin, La tête à perruque, Le galant escroc. — Absence de sens moral et goût de la gravelure. — Collé et le duc d'Orléans. — Origine de sa fortune. — Facétie chamberlane : les différents états. — Il y a un Dieu pour les ivrognes; proverbe. — Journal historique et correspondance inédite. — Le sens de l'agréable. — L'abbé Sacrédieu. — Morosité sarcastique de Collé, — Samuel Bernard et son créancier. — Vertus privées de Collé 127
Mademoiselle Marquise et le duc d'Orléans. — La marquise de Montesson. — On ne lui connaît point d'ama7it couchant. Ne pouvant faire madame de Montesson duchesse d'Orléans, le duc se fait M. de Montesson. — Elle eut le génie social. — Ses talents d'actrice. — Tircis-Laflèche et Infolio Philis. — Théâtre de madame de Montesson ; elle risque une pièce au Théâtre-Français. — Danger de prendre pour argent comptant les bravos mondains. — Le monde, la civilisation ont pour bases la réserve, la politesse loG