ACTE m
FÉLIX
Enchanté, messieurs,
CULINE, ;iiix mmvoaux vonus.
Lequel de vous reconnaît monsieur?...
PEBGAINj le regardant avec attention.
Félix Dagrenat, n'est-ce pas ?...
FÉLIX
Oui.
PERGAIN
L'ami Méru et moi, allons souvent au théâtre... Nous connaissons presque toutes vos pièces...
MÉRU
Autant dire toutes... Vous n'êtes pas dans les rigolos, mais c'est intéressant.
PERGAIN, riant.
Et se grave dans la mémoire... (Montrant Mém). Je l'ai entendu, dans les réunions publiques, réciter de longs passages de votre pièce sociale : La Veille du grand Soir.
FÉLIX
Probablement pas les passages que je mets dans la bouchedu patron?... Enfin, merci tout de même !
PERGAIN
Ne remerciez pas, il les donnait comme de lui.
MÉRU
Est-ce que nous ne savions pas déjà tout cela et
même davantage !... Monsieur prend nos idées, et s'en fait des rentes... Je les reprends...
FÉLIX, continuant.
Pour en faire des dupes !
MÉRU, le regaid.inl de travers.
Possible!... Je dois le reconnaître, arrangées par vous, elles produisent un effet bœuf...
CÉLINE, à Pergain.
Figure-toi que tout à l'heure, monsieur a eu la frousse lorsque je lui ai montré mon frère...
PERGAIN
La frousse ?...
CÉLINE, riant.
Il a cru ,que tu allais découvrir que je faisais la noce et te fâcher tout rouge.
PERGAIN
Me fâcher parce qu'elle vend sa peau ?...
I ÉLIX
Je suis, en effet, persuadé qu'elle ne la vend pas pour son plaisir.
PERGAIN
Ah! pauvre fille!... Si seulement elle y prenait de l'agrément!... Lorsqu'une fruitière livre des pommes à un client, est-ce qu'on s'inquiète si elle y trouve ou non du plaisir ?..,