‹ La Comedie en France Au XIX SiecleChapitre 109 sur 122 · Acte 1, se. VI · texte numérisé non relu

Acte 1, se. VI

genre digne de la Courtille, au-dessous du théâtre de la Foire. C'est une petite gloire dont il peut se passer. Il se retrouve dans son véritable élément lorsque l'aimable vaurien, venant pleurer sur le tombeau de Gœlio, laisse échapper cette touchante élégie :

Adieu la gaieté de ma jeunesse, rinsouciante folie, la vie libre et joyeuse au pied du Vésuve I Adieu les bruyants repas, les causeries du soir, les sérénades sous les balcons dorés I Adieu Naples et ses femmes, les mascarades à la lueur des torches, les longs soupirs à Tombre des forêts ! Adieu l'amour et l'amitié ! Ma place est vide sur la terre.

Et lorsque Marianne, éclatant enfin, réclame en lui disant :

Mais non pas dans mon cœur, Octave. Pourquoi dis-tu : Adieu l'amour?

Octave lui répond :

Je ne vous aime pas, Marianne : c'était Cœlio qui vous aimait.

Ce dernier mot contient la morale de la pièce et le châtiment do Marianne.

Cet Octave si étourdi, si évaporé, mais en même temf)s si cordial et si franc, va revivre sous une autre forme dans une comédie plus gaie, du moins en apparence, et d'une exécution peut-être plus difficile encore : Fantasio^ publié en 1833, ne fut représenté ((u'cn 180(). Il fallut attendre que le public se fût aguerri aux hardiesses et aux excentricités d'un

Tîj^-:::: r'. ". .'t :.:■■«■?:»- :•: --• .-. '.':- Tien: '^îty- de •r :. à j :.-: e -^ . ^ ^ : t :-j i b :. =■ j :. : i- a: : i Lr .17^ dt ■ f o] le

JK ♦.' fi »r . d " J>.- J -J J j J fi ; j . d^ M" U =• ■ • f 5" -' ni! i d S d t'Sr n oh a 1 i 1 1 -s

d ij rf J »r •■1 ».- . <a n => e : i 01 v ■:■ :r le -.1 •'■ •: or u n j . 3 â t en ue e 1 1 a ^ra- \]\r. Leiinui. i.e ruji dn tt-mj'S qui a suocôdt" aux fort»,-* »r mot ion 5. et '.t l:i vie à.tivt- de la Rt^Yoluti«>n ci Je J"hLrjij..ire- «r-st ..hez 1 ji une inlirmitt- chronique dont ii chtr-L'/ \'iinement ^i -e itfiiire. La gaietr mrmo d "autrui rai:îi''-e :

•Ja-? cfclî uiVnnuie. s'corie-t-il. que tout le monde s'amuse : Je voudr'iis que ce grand ciel si lourd fût un immense bonnet •Je coton, pour trnvei-'pper jusqu'aux oreilles cette sotte ville et ses sots hïLitints. Allons, voyons, dites-moi de grâce un i:'ile[ijbour us h. quelque chose de bien rebattu.

iiAffiMANx. — Pourquoi ?

Famaîio. — P.'ur que je rie. Je ne ris plus de ce quon invente : i»eut-i'-tre ijut je rirai de ce que je connais^.

Tout lui semble plat, vulgaire, misérable. La nature oIlo-m»'*me ne trouve pas grâce à ses yeux.

Coin me ce suleil couchant est manqué ! La nature eil pito vaille c»? soir. HejL'arde-moi un peu cette vallée là-bas, ces quatre ou cinq méchants nuages qui grimpent sur cette montai/ne. Je faisais des paysaL'es comme ceux-là quand f avais douze ans, sur la couverture de mes livres de classe.

Page 1