I.VIKIMK KM KUA.NCE \V XIX* SIÈCLE
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r '■<• iiiH' iriln-ih" hfs liih'tin'iil «'oiniiiile, un piquant i.iMiiiii <!»' I.i vu- rMM)u;inU' «'( ilt's iiuKurs conteml>n(':iiii('s <lli' mnis iiiii'tMiiiii. nii'iiii' déjà dans ce 'jt Mil -iihHnit' iini .1 liiii |i(i[- i'!i\alm* [it>lre soène fran- ■;:»:m'. \ii iinijis .ji- W .iiîai'd, nous M)uiines encore au ■ Il l-iii. : -i luir-rs ^ii- >ii»nl rli.irx''*^ dt» iioiis le montrer .1. -ion qm-iT. iii I .ihIimii' m* luMMio à indiquer les [■rni-i .|u. [.l'iiM'jii. \ r-iMirmilivr l«*s lîounètes ^ens. f-'!!'- l'irlimi' ll.Mir- .!.■ ■l.-ju-iilt'ssi', -ic bon g'oCit et de hon -4.11 -i l'on VIT l«w <ilual.ions los plus st'abreut^es. En lii-Miii' U-nips l.i IrMiiio .irurnalhph.*, litiouieiit ourdie, riM'li.' un,- -i-Tiiiilo .io\l.i'r-il.r .lo m.iin datis l art de hoi^M' i.'l, '[«.' «loii.Mici'. -I»; la ra«;oii la pluï> uaturelie .:!. Il pli.i.< >implo, los irnlwoiilios les plus roinf-Uiqués. A rut.'rîuri.' i}iroM avuuro, lo jou, «Ii'mmiu plus serré et plij-r pn.'SsaiiL laisse '*ruiii<ii'o uik* oxplosioii quuu mot imppude.-irt peut rendre U'a.uit|ue; mais Taelion se terni in ^• a la satistaelLori uvn/'rale el sans sortir des homes de la ••omédie aimable et souriatite.
ï)f'. quoi sairit-il, après tout? D'un moment dimprud^înoè. 'lun simple eou[» de tète dune jeune t'êmm^: ijui s'est laissé attirer dans un n\onde où elle r;ourt risque de se compromettre sans le savoir. Nou-
veau chapitre des Liaisons dangereuses à Tadresse des honnêtes femmes soucieuses de conserver leur réputation et leur repos. M. et Mme d'Harcourt nous offrent le modèle d'un couple jeune, riche, heureux, uni par une affection mutuelle comme on en voit peu dans les ménag-es de comédie, où le désaccord des époux est trop souvent l'élément principal de la pièce. Pourtant un petit nuage s'élève au début, une demibrouille bientôt apaisée, mais d'où pourrait naître un g-rand orage, si la Providence, par la main d'un ami, ne venait Técarter.
M. d'Harcourt est un galant homme aimable, sensé, spirituel, tournant joliment le vers, chérissant tendrement sa femme sans être jaloux, lui procurant tous les plaisirs qu'elle peut souhaiter, lui laissant pleine liberté sur le chapitre de la toilette et des dépenses, mais pourtant assez au courant du monde parisien pour vouloir la prémunir contre les pièges et les séductions où son inexpérience pourrait l'entraîner. Il oppose son veto conjugal à certaines relations qui lui semblent compromettantes.
Mme d'Harcourt est une jeune femme de province restée neuve, crédule, ingénue, même après quatre ans de mariage, heureuse de venir à Paris, où son mari espère obtenir un poste important au ministère ; ne rêvant que bals, concerts, spectacles, fêtes et distractions de toute sorte ; d'ailleurs adorant et admirant son mari, se faisant un scrupule de lui déplaire ou de le tromper; mais enfin fille d'Eve comme l'Hortense de VÈcole des Vieillards^ capable de goûter au fruit défendu, sans en prévoir les conséquences.
Pour cela que fatit-il?La présence du serpent sous les traits de Mme de Saint-Ange. C'est une AÎeille II. â
légende chrétienne, consacrée par les artistes du moyen âg-e, qui représente le premier tentateur avec un visage de jeune femme belle et riante. Mme de Saint-Ange, alias Mme de Mondésir, changeant de nom aussi jiisément que de domicile, dépensière et besogneuse tout à la fois, coquette et intrigante de profession, n'est point une duègne insidieuse telle que la maie femme du fabliau, ni une fausse dévote hypocrite telle que la Macette de Régnier. C'est une femme du monde, légère, étourdie, évaporée, en apparence du moins, au fond calculatrice habile, raillant rinnocente Mme d'Harcourt sur ses scrupules d'obéissance à l'égard de son mari, mêlant à ses cajoleries certaines maximes de morale aisée comme celles-ci :
Mesdames saisissons les plaisirs lorsqu'ils s'offrent à nous; que la folie et la gaieté embellissent tous nos instants. NMmitons point ces prudes austères qui fuient le monde et les plaisirs les plus innocents. Aimons bien nos maris, soyons-leur soumises ; soyons attachées à nos devoirs ; mais après cela, profitons du printemps de notre vie : hèlas! notre automne est souvent si triste et si pénible * !
Elle a fait de son salon un petit monde où l'on s'amuse, un rendez-vous pour les jolies femmes pas trop sévères, et pour les hommes de marque plus ou moins honorables; une sorte de capharnaûm où se rencontrent toutes les classes et toutes les conditions : la politique, l'armée, la magistrature, la finance, le théâtre, la presse, etc. Un brave général y coudoie un banquier véreux ou un journaliste mal famé; une danseuse de l'Opéra y trône h côté d'un ambassadeur.