Acte II, se. VI
parcelle espièglerie. En même lemps, l'ami Dumonlel, venu pour négocier un trailé chez M. d'Hérigny, esl toul élonné d y renconlrer d'Herbelin et sa famille, qu'il croyail à Dieppe. Bienlôl mis au couranl de Taflaire, qu'on lui présenle comme une intrigue amoureuse, il entre dans le complot et fait croire à d'Herbelin qu'il est venu le rejoindre sur les bords de la mer. Son but est de rendre service à son ami en facilitant le mariage d'Isaure et d'Hérigny.
Mais voici que Félicilé arrive à son tour, inquiète sur le sort de ses maîtres, depuis que le cocher de M. d'Hérigny a parlé à son bon ami Flamand d'un voyage fabuleux fait en berline la nuil. Avertie h temps et stylée par Dumonlel, elle prend part aussi à la comédie pour expliquer son voyage à Dieppe.
Cependant d'Herbelin réussit à s'échapper et revient pale, furieux, après avoir constaté qu'il se trouve en plein Marais, rue Chariot. Les gens auxquels il a demandé le port lui ont répondu en lui parlant du port aux vins.
J'étouffe de colère! Mais a-t-on jamais vu une fatalité semblable attachée à un homme ? Quoi ! c'est pour la cinquième fois que j'entreprends ce voyage, et lorsque, enfin, je crois l'avoir fait, je m'aperçois que, je suis encore à Paris. Je désirais toujours voir la mer, et il est écrit là-haut que je ne pourrai jamais satisfaire ma curiosité *.
A la fin, on lui a fait entendre raison ; d'Hérigny s'excuse d'avoir inventé ce subterfuge avec son ami Monbray pour conquérir plus sûrement la main d'Isaure : M. d'Herbelin, revenu de sa colère, se montre flatté d'acheter, même à ce prix, un gendre