Acte III, se. XV
qui apporte à sa fille 30 000 livres de rente avec son cœur. Néanmoins, c'est à Dieppe seulement, et pour de bon, cette fois, qu'il veut résoudre la question du inariage. Le domestique Dupré vient annoncer que les chevaux sont prêts. M. et Mme Lambert, qui attendent en bas déguisés en Chinois, deviennent à leur tour les héros et les victimes d'une seconde mystification. La pièce commence et finit par un éclat de rire.
Elle ne présente à coup sûr rien de très profond, ni de très creusé, rien qui ait la portée philosophique du Voyage de M, Perrichon, Le grain d'amour qui s y trouve mêlé est une concession faite à l'usage. Tout le comique naît des. incidents habilement combinés, de l'ignorance naïve de d'Herbelin et de la belle humeur de Monbray, le grand moteur de l'entreprise. Une anecdote facétieuse a suffi pour fournir un thème à la comédie. La fécondité et la dextérité des moyens employés pour alimenter ce sujet si simple attestent chez fauteur un véritable talent dramatique.
Après son Voyage à Dieppe^ Waflard donnait a rOdéon deux nouvelles comédies : les Deux Ménages avec Picard, le Célibataire et V Homme marié (1822). Une autre pièce posthume, VEcolier d'Oxford (1824) n'ajouta rien à sa réputation. Il reste avant tout l'auteur du Voyage à Dieppe.