Acte IV, se. IV
cette absence de conclusion et de sanction morale le demi-succès d'une œuvre où l'auteur avait mis tout son talent et plus de passion latente et personnelle qu'il n'en apporte d'habitude à son théâtre ? Faut-il supposer aussi que les ardeurs politiques du temps furent un obstacle comme pour V Ambitieux et les Indépendants ; que le personnage si cordial et si franc de Ravmond dut soulîrir de la défaveur attachée alors à un ministre honnête homme, g-rand orateur, savant illustre, mais arrogant, dédaigneux, mettant son honneur àbraver et à mépriser l'impopularité * ?
Cette année 1840, où parut la Calomnie^ est une des plus fécondes dans la vie de Scribe : coup sur coup, il donne au Gymnase la Grand' mèr'e, ou les Irais amours^ nu Théatre-F'rançais deux nouvelles pièces, Jnphet, on la Recherche d'un Père^ en société avec Vandcrhurch, et le Verre d'eau, un grand succès dont le mérite esta lui seul.