‹ La Comedie en France Au XIX SiecleChapitre 90 sur 122 · Acte I, se. II · texte numérisé non relu

Acte I, se. II

2d8 la comédie en FRANCE AU XIX*' SIÈCLE.

(k'pendant son fils Charles, qui Ta tenu jusque-là soigneusement caché, lui annonce l'intention de s'expatrier et de l'emmener avec lui en Amérique, ce vaste refuge de toutes les réputations flétries et de toutes les destinées manquées. Macaire ne s'y montre pas disposé, et quand Charles lui parle de ses crimes : « mon fils, vous oubliez le respect dû à mes cheveux blancs.... Ju n'en ai pas, c'est vrai,... mais je pourrais en avoir. » — Et faisant du patriotisme comme de la paternité un sujet de dérision, il entame une tirade sentimentale sur la France, cette aimable France, sa patrie, « séjour de l'industrie, des beauxarts et des belles manières* ».

Bientôt las de cette tutelle filiale qui dégénère en tyrannie, il saute par la fenêtre, enfourche le cheval du brigadier de g-endarmerie, se revêt de son manteau et file à toute bride dans la forêt voisine. Le même jour devait avoir lieu l'exécution de Bertrand, son assassin et son ami : mais les g-endarmes ont si bien g-ardé le condamné qu'il a pu s'échapper. La Providence, qui n'oublie jamais ses élus, fait en sorte que les deux amis se rencontrent dans les mêmes dispositions, un pistolet à la main, Bertrand criant : « La bourse ou la vie ! » Et Macaire lui répondant : « Mon cher collègue, j'allais vous demander la même chose. ') — Ici encore se place une scène de reconnaissance entre les deux camarades. Macaire, avec son noble creur, pardonne à Bertrand, qui se jette à ses genoux et se reconnaît son féal pour la vie.

Un autre hasard non moins providentiel amène dans le niênie lieu le prétendu baron de Wormspirc fait

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