SCENE IV
Place devant le palais de Valiano.
EUFEMIA, CRISTINA.
CRISTINA
Madame, nous sommes bien ici; de cette place tu pourras attendre que Valiano sorte de son palais, et tu lui diras ce qui te semblera utile.
EUFEMIA.
Que le Dieu tout-puissant, qui sait et entend toutes choses, veuille bien dévoiler cette grande trahison, afin que la vérité se manifeste. Mon cher frère et moi nous serons justifiés de cette indigne accusation, et sa liberté lui sera rendue.
CRISTINA
Prends courage, Madame, nous approchons du moment où la.vérité sera connue, de telle sorte que chacun sera considéré selon qu'il le mérite.
LOPE DE RUEDA
EUFEMIA.
Écoute, j'entends des pas, voilà des gens qui sortent. Celui qui est à main droite, suivant sa manière, doit être Valiano, le seigneur de tout ce pays.
CRISTINA
Ah, Madame! Et celui qui l'accompagne est l'étranger auquel, sur ses instances inopportunes, j'ai donné les renseignements sur toi et sur ta personne.
Tais-toi, il viennent en parlant.