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ORIGINES — COMÉDIE DOKIENNE 49
On ignore à laquelle des comédies de Dinolochos appartenait le conte mythologique rapporté par /Elien, et s'il était dans une des cinq que nous venons de nommer. Voici cette fable : « On raconte que Prométhée ravit le feu de Vulcain et que Jupiter irrité promit aux dénonciateurs de ce vol un remède souverain contre la vieillesse; que ceux qui avaient reçu ce don le mirent sur un âne, et que cet animal, marchant ainsi chargé par une forte chaleur d'été, travaillé par la soif, s'approcha d'une fontaine pour y boire; mais qu'il en fut empêché par un serpent; qu'alors le baudet, ne pouvant plus supporter la soif, offrit au serpent le remède merveilleux qu'il portait, afin qu'il lui fût permis d'approcher de l'eau. L'échange eut lieu; l'âne but, et le serpent dépouilla sa vieillesse, mais hérita de la soif dont Tâne était pressé; c'est de là que lui vient son nom de Dipsade. D'ailleurs, ajoute ^^lien, je ne suis pas l'inventeur de ce récit; mais avant moi Sophocle le tragique, Dinolochos le rival d'Épicharme, Ibycos de Rhégium et les comiques Aristéas et ApoUophane ont conté ce mythe dans leurs vers. » Il nous est donc impossible de démêler ce qui appartenait en propre à Dinolochos dans un récit qui lui était commun avec tant d'autres poètes.
Le vrai maître du théâtre sicilien, celui à qui les anciens attribuent l'invention définitive de la comédie, c'est Épicharme,
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