‹ La comédie grecqueChapitre 2 sur 109 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

(levait pas oublier que le public lettré ne se compose pas de membres de TAcadémie des inscriptions et belles lettres. Le trop ou le trop peu d'érudition, tel était le double écueil à éviter dans mon sujet tel que je Tai conçu.

Je ne fais pas de bibliographie, et les critiques de la nouvelle école pourront me le reprocher. Je me suis contenté de citer tous les érudits dont j'ai adopté ou combattu les idées, lorsqu'elles me paraissaient leur appartenir en propre, sans dresser la liste de tous les ouvrages — livres ou brochures — que j'ai pu lire ou ne pas lire. A quoi bon, en etîet? Pense-t-on que l'on trompe les lecteurs et qu'ils croient bénévolement qu'on a même parcouru des yeux ou simplement tourné du doigt les pages de tous les livres qu'on leur cite? Un tel étalage d'érudition suppose seulement qu'on sait transcrire quelque Manuel du libraire. Autre contravention aux nouvelles habitudes de la critique : je cite plus volontiers, quand je le puis, des travaux français que des travaux étrangers. Pourquoi mentionner, à la place des nôtres, les étrangers qui les pillent impudemment et sans les Bommer? Que de thèses de notre Sorbonne j'ai retrouvées en des travaux exotiques, dont l'unique mérite consiste à être plus pesants et plus ennuyeux!

Mais je n'entends pas faire un volume: je veux seulement écrire quelques mots de préface et je m'arrête, ayant bon espoir d'avoir fait passablement ce que je voulais faire, c'est-à-dire d'avoir indiqué à nos étudiants ce qu'il y a de principal dans toutes les questions vraiment littéraires qui touchent à la comédie grecque, et d'avoir mis le pubhc lettré à même de connaître nombre de perles précieuses, gisant dans des recueils où il ne va pas les chercher,

LA

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