‹ La comédie grecqueChapitre 21 sur 109 · Theari pour Tlieori · texte numérisé non relu

Theari pour Tlieori

tères, de broches '. — Il fallait en voir d'autres baUisei\ danser ^ » Il est bien évident que cela ne pouvait faire un drame comique et qu'il devait y avoir autre chose que les conversations plus ou moins plaisantes de ces badauds religieux. Mais ces confidences pieuses ou artistiques, avec les petits incidents qui venaient les couper, semblables à ceux qui coupent les bavardages des deux Syracusaines dans les Adonûies de Théocrite, tenaient, selon le texte (FAthénée, une assez grande place dans la pièce; et la fable qui reliait ces conversations et ces incidents ensemble et sans doute avec le Komos ou festin qui ne manquait à aucune fête publique et religieuse, devait être assez mince. Toute la différence entre la comédie d'Épicharme d'un côté et de l'autre l'idylle de Théocrite, en partie calquée sur le mime de Sophron. c'est qu'il y avait une fable avec nœud et dénouement quelconques dans la pièce du comique, et qu'il n'y en avait pas dans les Femmes à Uisthme de Sophron, non plus que dans les Adonisies de Théocrite. Mais le fond même des theari, comme celui du mime, comme celui de l'idylle dramatique, consistait principalement dans les scènes populaires que la fable était destinée à relier. Il en était ainsi sans doute des Choreuonles ou Danseurs, du Chant de victoire, des Chytres ou Marmites^ des Gras-doubles, et des autres comédies d'Épicharme sans rapport avec la mythologie. Partout des scènes populaires reliées ensemble par une fable quelconque. Il faudrait une grande bonne volonté pour trouver dans cela la comédie de Ménandre ou de Molière. Voilà ce qu'on peut deviner avec le peu de renseigne -

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