Mot à mot : les Mégoriens d'ici
2. Sans doute les Sicyoniens dont on cite le poète tragique Épigène antérieur à Thespis, et chez lesquels, au dire d'Hérodote, le dithyrambe était consacré à chanter les infortunes d'Adraste au lieu de celles de Bacchus. Si Épigène a réellement existé au commencement du vi® siècle (et je ne vois pas de raison péremptoire de le nier), si de plus il était nommé poète tragique, cela ne prouve pas qu'il ait fait avant Thespis un commencement de poème tragique, mais des dithyrami^es.
3. L'auteur du troisième des fragments sur la comédie (placés par Meineke à la fin de son Historia critica et par Didot en tête des Scholies d'Aristophane) dit quelque chose d'à peu près semblable; mais il brouille iout, et il ne faut retenir de ses information? sur l'origine de la comédie que ces mots : « On l'appelle comédie parce que ceux qui la lireut voir pour la première fois faisaient le kômos sur les chemins : KtojjLroSs'av
0 LA COMÉDIE GllECQUK
Ja débauche), mais des promenades que faisaient à travers les bourgs de misérables acteurs exclus de la ville K De plus, agir s'exprime chez eux par d/'â?î et chez les Athéniens par prattein. » — « On connaît, dit ailleurs Aristote, les transformations de la tragédie et leurs auteurs; il n'en est pas de même de la comédie, parce que, dans le principe, elle n'attira pas Tattention. Ce ne fut qu'assez tard que larchonte donna le chœur (aux auteurs comiques), et d'al)ord les auteurs ne dépendaient que d'euxmêmes -. Mais depuis le temps où ce genre prit une certaine forme, on commence à nommer les poètes qui s'y livrèrent (par ex. Ghionidès et Magnés). Ainsi on ignore qui introduisit les masques (ou les différentes espèces de personnages) et le prologue, qui augmenta le nombre des acteurS; et beaucoup d'autres choses du même genre ^ Mais on sait qu'Épicharme et Phormis introduisirent la fable comique. Cette partie est donc d'origine sicilienne. A Athènes, Cratés fut le premier qui renonça à la satire personnelle pour traiter des fables et des sujets généraux \ » Ajoutons que la comédie, comme la tragédie, est née primitivement de l'improvisation; qu'elle consista
a'jTr,v xaXoOjcv, zizù iv -ai:; ôSûI'î ixojjj-ai^ov. » — Ce banquet ou komos élait évidemment différent du kômos dont 01. Millier parle au sujet des épxiiires de Pindare.