‹ La comédie grecqueChapitre 46 sur 109 · Le grec dit grives · texte numérisé non relu

Le grec dit grives

2. Cette pièce des Perses était d'une authenticité douteuse, Athénée à plusieurs reprises la cite avec cette formule : Phérécrate ou celui qui a lait les Pe7'ses. D'un autre côté, le scholiastc des Grenouilles au vers 365 emploie la formule « ceux qui ont faH les Perses » : ce qui supposerait que les uns l'attribuaient à un auteur, d'autres à un autre.

3. Les Sauvages furent représentés aux Lénéennes en 420 (89° ol., 4), sous l'archontat d'Aristion, comme le dit Athénée : sotoaxOrjaav oi "Ayptot eti' 'ApiaTÎcovoç apxovTOç (V. p. 218, d).

COMÉDIK ALLÉGORIQUE ET MOllALE 200

trais avec des hommes comme les misanthropes qui forment le chœur dans cette comédie, tu te trouverais heureux de rencontrer (à la place) un Eurybate et un Phrynondas et tu déplorerais ton sort en regrettant la perversité des hommes avec lesquels nous vivons '. » Il me semble que dans l'explication généralement adoptée de cette comédie, on ne tient pas suffisamment compte de toutes les données du problème, telles qu'elles sont énoncées dans ce passage du Protagoras. Le chœur, dit-on, était composé d'égoïstes et de misanthropes qui, s'étant pris de haine pour la république dont ils faisaient partie et pour le commerce des hommes, se retiraient parmi des sauvages et qui, bientôt revenus à résipiscence, rentraient, l'oreille basse, dans la société policée d'où ils s'étaient enfuis, et dans la vie civile qu'ils avaient follement prise en horreur. Le poète opposait donc les inconvénients apparents et les avantages réels de l'état civilisé aux inconvénients réels et aux avantages apparents de l'état de nature. Voilà bien en effet le dessein et le but de la comédie de Phérécratès. Mais je ne crois pas que la fable, telle que je viens de l'exposer d'après Meineke et Both, qui suivent l'explication de Kuhn et de Heindorf -, réponde exactement aux paroles de Platon. S'il ne dit pas expressément que le chœur se composait non de certains misanthropes d'Athènes, mais de sauvages, ou d'hommes sans éducation, sans lois, sans tribunaux, nés et élevés hors de ce milieu social qui force les plus méchants de tenir compte de la vertu, il le donne très clairement à entendre. Les misanthropes qui forment le chœur (ol h sxc'lvw tw yp^C^ ji.',c7àvBpw7ro'.) sont évidemment

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