‹ La comédie grecqueChapitre 52 sur 109 · Acharmens, v. 655 et · texte numérisé non relu

Acharmens, v. 655 et

conseils salutaires , pousse le zèle jusqu'à vilipender le gouvernement de son pays, sous prétexte de dénoncer les séducteurs du peuple et les corrupteurs de la constitution. Qu'est-ce, selon lui, que la démocratie d'Athènes? Le gouvernement de la canaille menée par d'ignares et effrontés coquins. Telle est la moralité de la pièce des Chevaliers. Voyez la succession des démagogues, héritiers de Périclès, dans ce dialogue de Démosthène et de Nicias : « Les oracles disent que d'abord s'élèvera un marchand d'étoupes S qui le premier aura en main les affaires de la république. — Voilà déjà un marchand. Que disent-ils après? Parle. — Après lui viendra un marchand de moutons ^ — Et de deux' marchands. Et que doit-il arriver à celui-là? — D'être le maître jusqu'à ce qu'un plus scélérat s'élève. Alors il périt, et à sa place survient un marchand de cuirs, le Paphlagonien, voleur, criard, ayant la voix retentissante du Gyclobore ^ — Le marchand de moutons devait-il donc périr par le marchand de cuirs? — Oui.

— Malheur à moi! Et d'où me viendra encore un marchand *? — Il en est un qui exerce un métier mirifique.

— Qui est-il, je te prie? — Le dirai je? — Oui, par Jupiter! — Eh bien! c'est un marchand d'andouilles qui perdra notre marchand de cuirs \ »

\. Eucratès.

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