‹ La comédie grecqueChapitre 62 sur 109 · TÉpa · texte numérisé non relu

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[Grenoinlles, v. 1363-1317.)

2. "laa yap àXY]6â)? cpaîvôrai [xot <\>e'joz<jiv. {Oiseau.r, v. 1167.)

ESPRIT DE LA COMÉDIE ARlSTOPHAxNESQUE 269

que l'on compare. Si un poète emporte la balance, lorsqu'on le compare à un autre poète, c'est qu'il a plus de poids, par conséquent, de talent. Et voilà Bacchus armé d'une balance dans les plateaux de laquelle Eschyle et Euripide mettent chacun le meilleur de leurs vers. Hélas! Euripide pourrait y mettre tous ses ouvrages, plus les livres dont il extrait « le jus de ses petites sentences », avec sa personne, sa femme, ses enfants, et Géphisophon par-dessus le marché : deux vers d'Eschyle suffiraient pour lever le tout *. Si le spectateur n'emporte pas dans son esprit la conclusion que le poète y veut inculquer, c'est qu'il est ou le dernier des lourdauds ou le plus enragé des euripidomanes. Aristophane veut-il prouver que la poésie d'Euripide est à la fois vaine et irréligieuse, il prête au tragique cette bizarre invocation digne de la religion nouvelle qu'il l'accuse de professer : « ^ther, ma patrie, et vous. Volubilité de la langue, Finesse de l'esprit. Narines au flair délicat, donnez-moi de convaincre d'erreur le discours que je vais attaquer ^ » Veut-il faire saisir à la fois l'orgueil et l'inanité de la pensée de Socrate, il le juche entre ciel et terre, dans un panier qui lui sert de phrontistère ou àQpensoir ^ Toutes ces folies, plus ou moins bizarres et burlesques, sont toujours réglées par le raisonnement, et vont très logiquement au but que l'auteur se propose. A cet égard, il n'y a rien de moins capricieux et de moins fantaisiste que la poésie d'Aristophane et, en général, on peut le supposer, que celle des auteurs de l'Ancienne Comédie. Le raisonnement préside à la conception des person-

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