‹ La comédie grecqueChapitre 74 sur 109 · Acharniens, v · texte numérisé non relu

Acharniens, v

4. Je mets un équivalent plutôt que je ne traduis. « Tu étais dur comme une lanière de peau de chien, » ainsi que traduit M. Poyard, ne se comprend pas dans notre langue.

ESIMUT DE LA COMÉDIE AIUSTOPHANESQLE 289

leur de nos confrères en jugerie, où donc est Evergide et Choies de Phlie? Bravo, bravissimo, voilà enfin présent tout ce qui reste de cette jeunesse avec laquelle nous avons tous deux monté la garde à Byzance. Te souviens-tu qu'une nuit, en rôdant tous deux, nous volâmes à petit bruit le pétrin de la boulangère; nous le fendîmes par le milieu et nous y faisions cuire nos légumes. — Mais

dépêchons * » Il est évident, par le duel deux fois

répété, qui est marqué dans la traduction par tous deux, que c'est une seule personne qui s'adresse ici à une autre.

Le coryphée peut dire : « Marche, avance bravement

mais dépêchons, » parce que c'est là la pensée de tout le chœur; les bavardages qui viennent ensuite sont naturellement d'un ou deux choreutes particuliers. Gela n'est pas moins manifeste dans le court dialogue suivant : « Ah! un bourbier? père, prends garde. — Ramasse un brin de paille et mouche la lampe. — Non, je la moucherai bien avec le doigt. — Pourquoi donc allonges-tu la mèche? Petit sot! L'huile est rare, et ce n'est pas toi qui es en peine, quand il faut payer. (Il le bat.) — Si vous nous faites encore la leçon à coups de poing, nous éteindrons les lampes et retournerons chez nous, et quand vous ne les aurez plus, au milieu des ténèbres, vous barbotterez dans la boue, comme des canards. — J'en sais châtier de plus grands que toi ^.. » Tout cela pourtant, dans les manuscrits comme dans les imprimés, est mis sous le titre unique de chœur : ce qui donnerait lieu de croire que les chœurs ne sont qu'un chaos \ Je ne cite

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