‹ La comédie grecqueChapitre 79 sur 109 · ialien, préface des Gloses hippocratiques · texte numérisé non relu

ialien, préface des Gloses hippocratiques

sites linguistiques et les finesses de langage n'étaient point le fait de l'ancienne éducation, mais de la nouvelle, de celle qu^avaient inaugurée les sophistes et dont Aristophane avait ressenti l'influence plus profondément qu'il ne l'avouait et qu'on ne le dit généralement. Ce partisan entêté du passé n'était pas moins l'homme de son temps, pour le tour et les habitudes de la pensée, que le novateur Euripide.

On voudrait ne pas se contenter de l'esquisse d'une scène entre le débauché et son père; mais c'est à peine si, au milieu des vers conservés par Athénée à propos de quelque détail de cuisine, ou par les grammairiens pour quelque particularité de langage, il s'en rencontre quelques-uns qui ont un sens dramatique. Le père rappelait ce qu'il aurait voulu voir apprendre à son fils. « Mais ce n'est pas, disait-il, ce qu'il a appris ici où je l'ai envoyé: il n'y a appris qu'à boire, qu'à chanter mal, qu'à se plaire aux tables syracusaines, aux festins de Sybaris et au vin de Ghio. » Il voulait sans doute renvoyer son vaurien de fils à la vie des champs : « Moi, disait le jeune homme, qui ai usé ma vie à manier la lyre et la flûte, tu m'ordonnes maintenant de fouir la terre! » La dispute entre le père et le fils allait-elle jusqu'à un procès, soit que le fils traînât le père devant les tribunaux pour le faire interdire, soit qu'il y fût cité par lui ^? On le croirait en lisant ce vers : « Que s'il n'obtient pas la cinquième partie des suffrages,

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